Vénus Khoury-Ghata , pour son dernier roman "La fiancée était à dos d'âne" , publié aux Editions Mercure de France

La fiancée était à dos d'âne
La fiancée était à dos d'âne © Radio France / Vénus Khoury Ghata

Yudah est une jeune fille juive du désert algérien. Le jour où le rabbin Haïm la choisit pour être la nouvelle épouse de l’Émir Abdelkader, sa vie bascule. Yudah rêvait de palais mais se retrouve dans un campement de tentes balayé par le vent. Occupé sur d’autres fronts, l’Émir, lui, demeure invisible. Bientôt Abdelkader rend les armes : il est débarqué avec ses généraux à Toulon pendant que le reste de ses fidèles est envoyé sur l’île Sainte-Marguerite. Yudah est de ce voyage. C’est donc en France qu’elle poursuivra sa quête, inlassablement, à la recherche d’un époux qu’elle n’a toujours pas vu... Le destin merveilleux de la jeune fille du désert se réalisera-t-il ?

Rémi Oudghiri , pour "Déconnectez-vous" , publié aux Editions Arléa

Déconnectez-vous
Déconnectez-vous © Radio France / Rémi Oudghhiri

Aujourd’hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nos téléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous ne savons plus nous déconnecter. D’où une addiction maladive aux messages, un oubli de la présence de l’autre, un état de distraction chronique, voire un manque d’efficacité et de présence au monde… Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On se connecte… sans même savoir pourquoi ! Le temps est venu d’apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement en faveur de la « déconnexion » est en train d’émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individus commencent à ralentir le rythme. Ils n’hésitent plus à « débrancher » temporairement leurs appareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie. S’appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tant d’autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de se retrouver soi-même et de remettre les livres et l’esprit au coeur de notre vie.

Barbara Constantine , pour "Et puis Paulette... ", publié aux Editions Livres de Poche

et puis paulette
et puis paulette © Radio France / Barbara Costantine

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas... Il finit tout de même par aller la chercher. De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette...Avec légèreté, la romancière brosse le portrait d’une société qui aurait tout à gagner à ne pas se couper de la terre et à prendre soin de ses anciens. Psychologies magazine.Un récit hors du temps, tout à fait rafraîchissant. Claire Ageneau, La Vie.

Julien Blanc-Gras , pour "Touristes" , publiée aux Editions Livres de Poches

Touristes
Touristes © Radio France

Certains veulent faire de leur vie une œuvre d'art, je compte en faire un long voyage. Je n'ai pas l'intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d'être futile. De s'adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire. J. B.-G.Julien Blanc-Gras appartient à cette race de passeurs décomplexés qui comptent bien traverser Canaan et toute la planète, sans piétiner quarante ans le désert. Cultivé, facétieux et drôlissime, il est doté du regard pénétrant et décalé de celui qui sait apprécier sans être dupe. Bernadette Atlan, Le Nouvel Observateur .

- Et les chroniques des libraires:

Damien Malfait de "La librairie du Boulevard", à Genève, en Suisse , pour "le milieu de l'horizon", un roman de Roland Buti , publié aux Editions Zoé

Gus a quitté l’enfance un été de canicule. Alors qu’il aide son père paysan, lit et relit ses bandes dessinées, se baigne dans un réservoir souterrain avec Mado, la fille perdue du village, son univers familier et rassurant se fissure.

La mère de Gus, présence constante, tendre et complice s’éloigne peu à peu de lui, tandis que son père, pourtant véritable force de la nature, s’enferme dans sa chambre pour cuver son chagrin. L’impensable arrive. Gus doit alors prendre en main l’exploitation, guider les camions-citernes de l’armée vers les champs desséchés, traire les vaches trop pleines d’avoir été oubliées.

Quand il découvre le secret de sa mère, dans une scène magnifique de pudeur, il vit la fin d’un monde.

Déborah Damblon , de la librairie "La Licorne" , à Bruxelles , pour "Derrière la haine" , un polar de Barbara Abel , publié aux Editions Pocket

D'un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l'autre, il y a Laetitia et David. Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge. Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côté à côte dans une harmonie parfaite. Jusqu'au jour du drame. Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s'appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine... Derrière la haine est un roman psychologique à glacer les sangs, d'une noirceur implacable.

Matthieu Colombe , de la librairie "Goulard" , à Aix-en-Provence , pour "Last Man t 1" , une bande dessinée de Bastien Vivès , Balak et Mickaël Sanlaville , publiée aux Editions Casterman

Adrian Velba, 12 ans, est heureux. Après avoir travaillé dur toute l’année dans l’école de combat de Maître Jansen, il va enfin pouvoir participer, au grand tournoi annuel parrainé par le roi Virgil et la reine Efira. Hélas, à quelques heures de la clôture des candidatures, son partenaire fait défection, malade. Le coup est terrible pour Adrian, car il faut être deux pour s’inscrire au tournoi. Échec sans appel ? Non, car in extremis surgit un grand gaillard que personne n’a jamais vu en ville, Richard Aldana. Aldana propose à Adrian, une alliance pour combattre ensemble. Pleine de méfiance la mère d’Adrian, donne son accord du bout des lèvres…

Projet innovant conçu d’emblée pour déborder du cadre de la seule bande dessinée (jeu vidéo, notamment), Last Man est le produit d’un travail collectif dont, les auteurs n’ont pas souhaité préciser qui fait quoi. Organisés en studio, et nourris d’une riche culture de gameplayers, Bastien Vivès, Balak et Mickaël Sanlaville font vivre Last Man à toute allure, avec un sens aigu de la narration et du spectacle.

Manon Trépanier, de la librairie "Alire" , à Longueuil, au Québec , pour "L'histoire du port de Trois-Rivières" , un beau livre de Martin Gauthier , publié aux Septentrion

L'histoire du port de Trois-Rivières est bien plus qu'une simple question de navires ou de développements industriels. C'est l'histoire d'un lieu populaire où l'on peut assister à des spectacles, prendre le traversier, acheter du poisson, des semences ou de la farine, faire une promenade de détente, louer une chaloupe et pêcher ou encore s'embarquer pour une croisière. C'est l'histoire d'un lieu où sont venus travailler des milliers de débardeurs, d'ouvriers et de marins de toutes origines.

Certes, le port constitue l'un des plus importants leviers économiques de la Mauricie, ainsi qu'un terreau fertile où poussent de nombreuses entreprises de manutention, d'arri­mage, de transport, mais c'est avant tout un lieu d'histoire et de mémoire lié à l'identité collective des Trifluviens.

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