Cette semaine, la Librairie francophone vous emmène au coeur de la 40eme édition du Salon du Livre de Montréal.

  • Hommage à l’auteur Réjean Ducharme avec Robert Charlebois 

  • Rencontre avec Zep, le créateur de Titeuf, pour une performance en direct

  • Un jour je te dirai tout de Brigitte Haentjens, aux éditions du Boréal 

Dans ce roman bref, percutant, Brigitte Haentjens explore les états limites de la sexualité, du désir. Elle creuse en profondeur les liens qui unissent la création, l’amour, la mort.

Point de vue de l’éditeur : Au-delà de la guerre, de ce qui l’a provoquée et des dérapages, racontés par deux ex-soldats rebelles, Blaise Ndala fait le récit d’un monde obsédé par la célébrité et par la marchandisation de la misère. Tout ceci avec comme trame de fond un capitalisme sauvage où la guerre sert à exploiter les richesses minières des pays africains.

Rwenzori, Afrique des Grands Lacs. Fourmi Rouge et Petit Che traquent les ombres fuyantes du conflit le plus meurtrier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont rebellés contre le dictateur qui a coincé le pays entre une espérance de vie en chute libre et une constipation électorale bien carabinée. Ce qui hante pourtant leur esprit dépasse les aléas du jeu politique. Leur obsession a un nom : Véronique Quesnel, cinéaste attirée par cette république déclarée «centre de gravité de la misère nègre». Connaîtront-ils le vrai visage de celle qui, de Montréal à Hollywood, draine les foules? Parviendront-ils à découvrir la vérité et à s’inventer un avenir?
Point de vue de l’auteur : Si la misère ne faisait pas le bonheur, pas une seule célébrité n’irait au soleil voir si elle y est moins pénible ; et si elle n’était pas cotée en bourse, aucun riche n’y investirait sa fortune.  Ce roman est une auto-dénonciation : je viens avouer au lecteur que j’appartiens à ce e société du spectacle qui participe, d’une crise à l’autre, à la mise en abîme de « l’aide » aux pauvres. Je viens lui tendre ma joue pour qu’il y balance la gifle qui me rappellera mon statut de comparse. Du Kivu au Congo, aux Gonaïves en Haïti, la danse du ventre de «l’egocharité» n’aurait peut-être pas séduit autant si j’avais fait de moi-même un homme qui s’interroge. Si je n’avais pas feint d’ignorer que nous ne donnons plus pour vaincre la misère que nous montre CNN, mais bien pour nous assurer que nous sommes le nombril du monde. C’est donc pour sortir de ma torpeur que j’ai écrit cette fiction, car si elle est auto-dénonciation, elle est avant tout monologue.

Avec les « coups de cœur » et les « coups de gueule » des libraires francophones :

  • Un "coup de gueule" de Deborah Danblon, de la librairie "La Licorne" à Bruxelles sur cette période où les Prix Littéraires occultent tous les autres livres. 
  • Un "coup de cœur" (roman) de Grégoire Courtois de la librairie "Obliques" à Auxerre, sur Niels d'Alexis Ragougneau, aux éditions Viviane Hamy
  • Un "coup de gueule" de Jérémy Laniel, libraire à Montréal, sur les auteurs qui ont une trop grande file en signature en salon (les écrivains à succès empêchent les lecteurs d’aller à la découverte de nouveaux auteurs). 
  • Un "coup de cœur"(jeunesse) de Dominique Bressoud, de la librairie "Une Petite Rose", à Boudry, en Suisse, sur Contes et légendes du Jura : avec les Ailombrattes, de Aurélie Reusser-Elzingre (illustrations de Nicolas Sjöstedt), aux éditions Slatkine

Programmation musicale: 

  • Cartier , Robert Charlebois, Fnac
  • L'aventure, Da Silva, Pias
  • Pas à Pas, Sarah Toussaint-Leveille, Les Disques Orage
  • To au e po tupuna, Rataro, Oceane Production  
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