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Laurent Gaudé, pour "Et les colosses tomberont", publié aux Éditions Actes Sud Papiers: Un homme, que la dureté de la vie dans un pays dirigé par l’arbitraire et la corruption pousse à bout, s’immole au milieu d’une rue. Ailleurs, dans la même ville ou peut-être pas, un enfant devient peu à peu aveugle. Le premier est l’étincelle qui embrase les foules, la goutte d’eau qui devient un torrent de contestation sans frontière qu’on appellera le “printemps arabe”. Le second sera érigé en symbole de la révolution qui ne laisse personne derrière elle.

Avec la participation depuis Saint-Malo de Michel Le Bris pour le festival Étonnants Voyageurs.

Laurent Gaudé a également participé au collectif "Osons la fraternité - Les écrivains aux côtés des migrants", publié aux Éditions Philippe Rey, avec le soutien du festival Étonnants voyageurs: Trente écrivains et artistes racontent des histoires singulières de migrations. Ils parlent exils, exodes, familles brisées, espoirs trahis ou réalisés, surprenantes rencontres, expériences uniques : leurs paroles s’insurgent et appellent à une nouvelle fraternité. Des textes d’humour aussi lorsque, par exemple, tous les mots d’origine étrangère quittent le dictionnaire en protestation contre le sort fait aux migrants… Ou des récits d’anticipation figurant un choc de civilisations sur fond de flux migratoires. D’autres textes dénoncent les violences et barbaries à l’oeuvre, ainsi que les guerres des identités, pour interroger : face à ces drames, que sommes-nous prêts à accomplir ou à refuser pour demeurer des êtres humains ? Un ouvrage que l’on refermera sur une note d’espoir, avec une Déclaration des poètes et un Manifeste pour une mondialité apaisée, visant à transformer notre rapport à l’hospitalité. En acceptant que la totalité de leurs droits soit reversée au Gisti (Groupe d’information et de soutien aux immigrés), ces auteurs accomplissent un acte artistique d’engagement, affirmant leur volonté de contribuer à un monde plus altruiste, animé par une éthique active de la relation.

Mohamed Mbougar Sarr, pour "De purs hommes", publié aux Éditions Philippe Rey (En coédition avec Jimsaan) : Tout part d’une vidéo virale, au Sénégal. On y voit comment le cadavre d’un homme est déterré, puis traîné hors d’un cimetière par une foule. Dès qu’il la visionne, naît chez Ndéné Gueye, jeune professeur de lettres déçu par l’enseignement et fatigué de l’hypocrisie morale de sa société, un intérêt, voire une obsession, pour cet événement. Qui était cet homme ? Pourquoi a-t-on exhumé son corps ? À ces questions, une seule réponse : c’était un góor-jigéen, disait-on, un « homme-femme ». Autrement dit, un homosexuel. Ndéné se met à la recherche du passé de cet homme, et va même rencontrer sa mère. Autour de lui, dans le milieu universitaire comme au sein de sa propre famille, les suspicions et les rumeurs naissent, qui le déstabilisent, au point de troubler sa relation avec son amie Rama dont il est fortement amoureux, Rama à la bouche généreuse et à la chevelure abondante et mystérieuse… D’une écriture poétique et scrupuleuse, Mohamed Mbougar Sarr signe ici un roman bouleversant sur la seule grande question qui vaille aux yeux de son héros : comment trouver le courage d’être pleinement soi, sans se trahir ni se mentir, et quel qu’en soit le prix ?

Mohamed Mbougar Sarr a reçu le Prix Littérature-Monde 2018, pour "Silence du coeur", publié aux Éditions Présence Africaine. Et sera présent aux Assises International du roman de Lyon (du 21 au 27 mai 2018)

Odile d'Oultremont, pour "Les Déraisons", publié aux Éditions de l'Observatoire: La vie d’Adrien et de Louise est un chaos enchanteur. Méritant et réservé, il travaille pour assurer leur quotidien. Ouvrière qualifiée de l’imaginaire, elle désaxe la réalité pour illuminer leur ordinaire. Leur équilibre amoureux est bouleversé le jour où l’agenda stratégique de l’employeur d’Adrien coïncide avec la découverte de tumeurs dans les poumons de sa femme. Pendant que les médecins mettent en place un protocole que Louise s’amuse à triturer dans tous les sens, l’employé modèle est exilé par un plan social aux confins d’un couloir. Sidéré, Adrien choisit pour la première fois de désobéir : il déserte son bureau vide pour se dévouer tout entier à Louise, qui, jour après jour, perd de l’altitude. Mais peut-on vraiment larguer les amarres et disparaître ainsi sans prévenir ?Et les frasques les plus poétiques peuvent-elles tromper la mélancolie, la maladie et finalement la mort ?

Et un live acoustique du groupe sénégalais Sahad and The Nataal Patchwork

Les coups de coeurs et les coups de gueules des libraires: 

Un coup de cœur de Josianne Létourneau, de la Librairie du Square Outremont, à Montréal, pour De l’avantage d’être né, un livre de Jacques Godbout, oublié aux Editions Boréal : « J'ai entrepris un inventaire systématique de ma vie publique. De l'avantage d'être né décrit de façon chronologique, à partir de mes livres et de mes films, rassemblés par ordre de parution sur une étagère de ma bibliothèque, naissance, éducation, formation, publication, travail, activités littéraires ou cinématographiques et sociales. Le parcours d'un intellectuel de la Révolution tranquille : c'est mon acte de contrition. » Voilà comment Jacques Godbout présente De l'avantage d'être né, où ce témoin-acteur de l'évolution du Québec retrace son parcours d'homme et d'artiste d'hier à aujourd'hui.

Un coup de cœur de Matthieu Colombe, de la Librairie Goulard, à Aix-en-Provence, pour « Racket », un polar de Dominique Manotti, publié aux Éditions Les Arènes : À Paris, un géant américain braque un joyau de l’industrie française : kidnapping, chantage, extorsion, meurtre. Le hold-up est presque parfait. Le gouvernement ne voit rien. Tout s’achète, et personne ne résiste à la menace. Sauf deux flics. Noria Ghozali, commandante au Renseignement intérieur. Un nom pas facile à porter en ces temps d’attentats islamistes. Et le commissaire Daquin, dont la carrière est derrière lui. Ils sont bien seuls à s’opposer à ce racket. Est-ce une raison pour renoncer ? Haletant et glaçant, Racket signe le grand retour de Noria Ghozali, l’héroïne fétiche de Dominique Manotti.

Un coup de gueule d’Annick Dor, de la Librairie de La Mazerine, à La Hulpe, en Belgique, sur le paradoxe de certains lecteurs : Annick pousse un coup de gueule contre le paradoxe de certains lecteurs qui aiment lire des histoires qui se passent dans les petits commerces, types librairies indépendantes et qui pourtant vont acheter leur livre sur internet ! Paradoxe qui l’énerve d’autant plus que le prétexte, bien souvent que sur Internet le livre est moins cher qu’en librairie, est une contre vérité.

Un coup de gueule de Dominique Bressoud, de la Librairie Une petite prose, à Boudry, en Suisse sur les retours des livres en librairie. Dominique Bressoud pousse un coup de gueule contre les lecteurs qui rapportent les livres qu’ils ont achetés dans les librairies indépendantes parce qu’on leur a offert le même au même moment. Elle avance que si le livre a plu au client il peut tout aussi bien l’offrir à un proche et tout le monde sera comblé !

Programmation musicale:

  • Sahad - Jiw - Live au studio 106
  • Mylène Farmer - Bleu noir - Polydor
  • Bernhari - Je pense à toi - Arista
  • Marie-José Alie / Malavoi - Caréssé mwen - Aztec (supplément créole)
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