Pour la 39° édition du salon du livre de Montréal, La Librairie Francophone est allée à la rencontre de Yann Martel, Catherine Mavrikakis, Guy Delisle et Rodney Saint Eloi...

Lisbonne, 1904. Frappé par le deuil, Tomas décide de tourner le dos au monde - littéralement : il ne marche plus qu'à reculons. Obsédé par un étrange petit livre datant du XVIIe siècle - le journal d'un missionnaire en Angola -, Tomas part à la recherche de l'objet mystérieux que le prêtre affirme avoir confectionné. Sa quête le mènera dans un village perdu de la région des Hautes Montagnes du Portugal.

Au pied de ces mêmes montagnes, en 1939, le Dr. Eusebio Lozora, veuf de fraîche date, reçoit un soir la visite d'une vieille dame extravagante, laquelle lui demande de pratiquer l'autopsie de son défunt mari, qu'elle transporte dans sa valise...

Dans ce même village, en 1981, le sénateur canadien Peter Tovy vient se réfugier au lendemain du décès de son épouse, pour renouer au crépuscule de sa vie avec ses racines familiales. Mais il n'arrive pas seul: le sénateur a un compagnon de voyage inattendu - un chimpanzé nommé Odo.

Fable enchanteresse où le merveilleux s'invite à chaque page, bouleversante allégorie sur le deuil, la foi, la nature de l'homme et son destin, le nouveau roman de Yann Martel nous convie une fois de plus, après L'Histoire de Pi, à un voyage extraordinaire, aux confins de l'imagination romanesque.

La fin du monde est proche. Une pluie glacée s’abat sur les hordes de sans-abri à qui les nantis ont abandonné le centre-ville de Montréal. En cette nuit du 14 au 15 novembre, règne pourtant une effervescence inhabituelle : Oscar de Profundis revient dans sa ville natale pour deux concerts exceptionnels.

La rock star s’est fait longtemps prier. Traumatisé enfant, Oscar a fui Montréal des années auparavant. Dans un État mondial qui baragouine le sino-américain, il n’a gardé de ses origines que le culte de la langue française dont il révère les écrivains – le De profundis clamavi de Baudelaire est tatoué sur son dos – et truffe de citations ses chansons. S’appliquant, grâce à son immense fortune, à vivre en marge de l’apocalypse, il accumule dans ses nombreuses résidences les vestiges – livres, disques, films ou même sépultures – d’une civilisation engloutie.

L’emploi du temps de son court séjour a été verrouillé. Une immense villa du XIXe siècle accueille la star et sa suite. Tout contact avec l’extérieur est proscrit, d’autant que s’est déclarée la maladie noire, qui a déjà débarrassé plusieurs métropoles de ses miséreux.

Dehors, des bandes rivales, sachant leurs jours comptés, mettent la ville à sac. L’une d’entre elles pourtant, menée par la grande Cate, aisément repérable grâce à l’épervier qui ne la quitte jamais, se résout à une ultime révolte. Quand l’état d’urgence est proclamé et les aéroports bouclés, assignant à résidence la rock star, Cate et les siens passent à l’action.

En 1997, alors qu'il est responsable d'une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l'a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d'un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l'auteur de "Pyongyang", de "Shenzhen", de "Chroniques birmanes" et de "Chroniques de Jérusalem".

Le choix des libraires:

L’enfance de Michel Tremblay est un coffre aux trésors inépuisable. Bonbons assortis nous avait comblés de bonheur avec des récits sur Luis Mariano, le père Noël et les petits Chinois à vendre. Le dramaturge nous offre ici un bouquet d’instantanés avec sa mère Nana, son père, son frère, ses tantes, sa grand-maman paternelle… À l’innocence curieuse de jeune garçon se mêle un brin de mauvaise foi quand s’enchaînent les questions cocasses et sans réponse. En découlent de savoureuses conversations au ton résolument drolatique.

  • Un coup de cœur de Déborah Danblon, de La Librairie La Licorne, à Bruxelles, pour « Le minimalisme. Moins c'est plus. », le tome 12 d’une bande dessinée de Christian Rosset avec des dessins de Jochen Gerner, publiée aux Editions Le Lombard

Du slogan publicitaire « Mini Mir, mini prix, mais il fait le maximum ! » à la boutade de Raymond Devos « Rien, ce n'est pas rien ! », le minimalisme nous entoure et est devenu un concept d'avant-garde populaire qui consiste à penser qu'aller à l'essentiel, c'est paradoxalement offrir plus d'intensité et de plaisir à celui qui regarde ou écoute. Du haïku japonais aux "Vexations" d'Érik Satie, des albums d'Hergé aux collages de Matisse, le minimalisme est la porte d'entrée idéale pour aider à mieux comprendre l'art d'aujourd'hui !

  • Un coup de gueule de Dominique Bressoud, de La librairie Une petite prose, à Boudry, en Suisse, sur le dernier roman d’Amélie Nothomb, « Riquet à la houppe » publié aux Éditions Albin Michel : Amélie Nothomb n’a plus d’inspiration et c’est bien triste…

Programmation musicale:

  • Léonard Cohen - La manic - Live

  • Jean Leloup - Paradis City - Audiogram

  • Juniore - Panique - A + LSO

  • David Sicard - Maloya kabosé - Azrec Musique - Bonus créole

ATTENTION!

Pour assister à l’émission, à l’occasion du salon de livre de Radio France, le vendredi 25 novembre 2016, de 15h00 à 16H00, à la Maison de la radio, au Studio 106, avec Tahar Ben Jelloun, Jean Ziegler, Nina Bouraoui et un invité surprise ! Cliquez ici !

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