• Marie-Sissi Labrèche nous présente son recueil de nouvelles "Amour et autres violences" publié aux Editions Boréal.
amours et autres violences
amours et autres violences © Radio France / Labrèche

Après trois romans, Marie-Sissi Labrèche propose un recueil de nouvelles pour lecteurs avertis. Amour, haine, sexe, folie… Les personnages écorchés se jouent de tout, mais surtout de la langue...

L’amour, celui qui fait du bien mais aussi celui qui fait mal, est au centre de ces nouvelles, portées par l’écriture vive, ludique et rythmée de l’auteur. L’amour soft-porno d’un couple, celui d’une fillette pour un adulte, l’étonnante relation avec la mère, le délire incestueux, l’amour catastrophe ou passionnel, autant de possibilités déclinées par Marie-Sissi Labrèche dans ce recueil trash réservé aux seize ans et plus… Une magnifique novella, «Mon Montréal à moi», clôt le recueil et nous transporte dans l’univers intime de Marie-Sissi la Montréalaise, amoureuse de sa ville.

  • François Garde nous parle de son livre "Ce qu'il advint du sauvage blanc" , publié aux EditionsGallimard, prix Goncourt du premier roman 2012.
Ce qu'il advint du sauvage blanc
Ce qu'il advint du sauvage blanc © Radio France / garde

u milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est laissé pour mort sur une plage d’Australie. Son équipage, attaqué par les indigènes, est reparti sans se préoccuper de son sort. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière des aborigènes et a perdu l’usage de la langue française. Là commence la légende du « sauvage blanc ». Que s’est-il passé pendant ces dix-sept années ? Comment devient-on « sauvage » ? C’est l’énigme que tente de résoudre Octave de Vallombrun qui recueille le sauvage blanc à Sydney et obtient du consul de France qu’il lui soit confié à fins d’étude et de rééducation. Une tâche qui va s’avérer semée d’embûches en ce XIXe siècle où l’anthropologie n’est pas encore inventée et où les préjugés raciaux et le positivisme dominent la pensée.

Habiter
Habiter © Radio France / Serres

Depuis l’embryon lové dans le ventre de sa mère, jusqu’aux métropoles qui couvrent la Terre de leurs lumières permanentes, les humains ont inventé de nombreuses façons d’haiter. Mais les animaux et, plus étonnant, les végétaux avaient déjà exploré de nombreux modes d’habitat. Michel Serres nous dévoile les secrets de ces architectures séduisantes et multiples, nous en montre le sens et les mots, et esquisse ainsi le monde de demain. Une maquette très originale met en regard les textes, faciles à lire, et les images dans toute leur splendeur.

Et le choix des libraires:

  • Marion Trépanier , de la librairie "A lire" à Longueil, au Québec , nous parle de "Martine à la plage" , un album de Simon Boulerice et Luc Paradis , publié aux Editions La Mèche.

La vie de Martine Racra est floue. À quinze ans, entre sa piscine hors terre et un père absent, elle s’ennuie. Puis, Gilbert Marcel, son voisin optométriste, lui prescrit sa première paire de lunettes. Martine tombe folle amoureuse. Pour revoir Gilbert, elle se ruine les yeux. Avec ses nouveaux verres déformants, Martine voit des fantômes. Des fantômes d’amour. Quand elle apprendra que Gilbert part en vacances avec sa famille à Old Orchard, elle fera tout pour le rejoindre…

Une comédie aquatique qui bascule dans la cruauté extrême. Sirène hallucinée, Martine va plonger sous la ligne de flottaison qui sépare la fantaisie du délire.

« Jamais je crois n’avoir écrit en ayant autant d’images précises en tête. J’ai voulu croiser le Marlier de la célèbre série à deux icônes plus corrosives : Andy Warhol et Egon Schiele. Je pensais à l’esprit des films de la Nouvelle Vague. Godard, Truffaut, surtout. Mais aussi du Demy, pour le côté sucré, saupoudré sur la Nouvelle Vague. » — Simon Boulerice

  • Déborah Damblon , de la librairie "La Licorne", à Bruxelles , nous présente "Akim court" un livre de Claude K. Dubois , publié aux Editions L'école des Loisirs.

Akim joue tranquillement avec d’autres enfants et leurs petits bateaux au bord de la rivière Kuma. En fin d’après-midi, un bruit sourd et des tirs se font entendre. Dans le village d’Akim, les gens se mettent à courir dans tous les sens.

Akim court comme les autres. Il veut rentrer à la maison. Mais sa maison est détruite, il n’y a plus personne. Akim crie ! Il veut retrouver sa famille.

Un livre soutenu par Amnesty Internationnal :

L’histoire d’Akim est singulière et intime. Mais elle est aussi celle de milliers d’autres enfants, hommes et femmes que la violence contraint à la fuite. Tous ont droit et besoin de la protection garantie par le droit d’asile et Amnesty International se bat pour que ce droit soit effectivement respecté partout dans le monde.

  • Florence Bourdin , de la libraire "Mot de passe", à Neuchâtel, enSuisse , nous parle de "La Ballade de Lila K" un roman de Blandine Le Callet , publié au Livre de Poche.

Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire. Un jour, des hommes en noir l'ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l'a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d'un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n'ont plus droit de cité…

  • Georges-Marc Habib , de la librairie "L'Atelier", à Paris , nous présente "Le vol et la morale. L'ordinaire d'un voleur" publiés aux Editions Anacharsis.

Une plongée dans le monde des marges, à la suite d’un voleur en exercice ; un document exceptionnel, une anthropologie réflexive et morale qui donne à comprendre – sans juger.

Youchka est un voleur. Il œuvre principalement à Bordeaux et vit de ses activités illicites, cambriolages, revente de l’or jusqu’en Thaïlande ou maquillages de voitures et de motos volées. Il n’a jamais été pris. Myriam Congoste, originaire du même quartier que Youchka, est parvenue à le rencontrer, puis à l’accompagner dans l’ordinaire de sa vie en marge de notre monde.

L’enquête ethnographique qui en découle revêt la forme d’une chronique documentaire exceptionnelle. C’est ici l’univers des voleurs, des délinquants de profession, que l’on explore et auquel Myriam Congoste nous fait véritablement participer. L’ethnographie et son écriture entrent dans ce récit en totale résonance, où ce n’est plus un compte-rendu distancié qui nous est proposé, mais l’accompagnement de la narratrice dans un milieu réprouvé, réputé distant et dangereux, dans lequel elle parvient à s’immerger sans jamais faire abstraction de ses doutes, de ses transports, de ses enthousiasmes ou de ses erreurs. Car sa relation à Youchka, pleine d’empathie, est aussi bien un apprentissage de soi, une anthropologie réflexive et partagée, qui fonde un questionnement tempéré dans l’ordre de la morale, des convention et des interdits.

Car ce n’est pas la moindre force de Myriam Congoste d’avoir su naviguer entre les écueils de l’imagerie gangstériste et de la réprobation morale. C’est au contraire dans sa souplesse d’approche et par la restitution de toutes les difficultés éprouvées, entre fascination et répulsion, qu’elle parvient à restituer toute son épaisseur vibrante et contradictoire à une parole d’habitude vouée au silence.

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