Simone Schwarz-Bart , pour L’Ancêtre en solitude , publié aux Éditions du Seuil

L'Ancêtre en Solitude, Schwarz-Bart
L'Ancêtre en Solitude, Schwarz-Bart © Seuil

À la Guadeloupe, trois générations de femmes se succèdent depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’aux premières années du XXe siècle. La première, Marie, a été achetée bébé par la veuve d’un planteur. Plus tard, un pauvre blanc la « met en case ». Il finira par l’épouser. Sa fille, Hortensia, est comme sa mère, une étrange petite fille, tentée par la révolte mais prisonnière de sa condition. L’esclavage a été aboli mais rien n’a vraiment changé. Puis vient Mariotte. Un homme qui est peut-être son père, lui raconte l’histoire de son aïeule, la mythique Femme Solitude. Elle entend aussi parler de négresses qui savent lire et écrire. Mais apprendre les « petites lettres » n’est-ce pas risquer de devenir folle ? Le réalisme du quotidien est enchanté par l’imagination des trois héroïnes hantées par les sortilèges. La vie est dure. Mais c’est la joie ou du moins l’élan à vivre et à rire qui l’emporte toujours. L’Ancêtre en Solitude s’inscrit dans la lignée des grands romans guadeloupéens écrits à quatre mains par Simone et André Schwarz-Bart : Un plat de porc aux bananes vertes (1967) et La Mulâtresse Solitude (1972). André Schwarz-Bart a obtenu en 1959 le prix Goncourt pour Le Dernier des Justes .

Patrick Besson , pour L’indulgence du soleil et de l’automne , publié aux Éditions Fayard

besson
besson © Radio France

Patrick Besson nous donne, dans ce nouveau recueil, quelques nouvelles du monde : à Nice, le philosophe allemand Nietzsche tombe un peu amoureux d’une promeneuse célibataire ; un écrivain français rencontre, à Mumbai, une traductrice sikh qui va changer sa vie et son œuvre ; un professeur de philosophie poursuit jusqu’à Londres une chanteuse de r n’b dont le nom est sur tous les rêves ; une joueuse de tennis russe est pourchassée à travers le monde par un jeune milliardaire indien qui veut savoir si elle crie autant pendant l’amour que sur un court ; une caissière rousse de brasserie, à Paris, ne tue que des Patrick ; un ancien présentateur vedette de TF1 vit, à Bangkok, une passion bizarre : à Berlin, en 1942, des comédiens français sont reçus par un jeune officier allemand trop tendre ; un prof français de français, à Cancun, revoit son père mort et le marché des Enfants-Rouges est, pour finir, le théâtre d’un drôle de drame

Un hommage àAssia Djebar de l’Académie Française avec Danièle Sallenave etYasmina Khadra

Le nom “Assia Djebar” est un nom de plume; le vrai nom d’Assia Djebar est Fatima Zohra Imalayene, née en 1936 à Cherchell, en Algérie. Elle a étudié en Algérie jusqu’au début du lycée; elle est allée au lycée Fenelon à Paris, et a continue ses études universitaires aussi à Paris. Elle était à l’Ecole normale supérieure de jeunes filles de Sèvres quand la grève des étudiants Algériens s’est passée; elle y a participé. Elle a publié son premier roman, “La Soif,” en 1957. Djebar a eu une longue carrière dans l’académie; elle a enseigné à l’Université d’Alger, à l’université de Lousiana aux États Unis, et à New York University. En 2005, elle a été élue pour être partie de l’Académie française, un énorme honneur. Elle est la première personne du Maghreb à obtenir cet honneur, donc sa présence dans l’Académie française marque un important moment historique pour cette institution. En plus d’être auteur de romans (ces oeuvres sont étés traduites en 21 langues), Djebar est aussi réalisateur cinématographique. Son premier film, “La Nouba des Femmes du Mont Chenua” est sorti en 1977, et son deuxième film, “La Zerda ou les chants de l’oubli,” est sorti en 1979.

Assia Djebar est décédée le 6 février 2015. Danièle Sallenave lui a rendu hommage ce jeudi 19 février 2015, à l’Académie Française

Et les chroniques des libraires :

Manon Trépanier , de la librairie « Alire » , à Longueuil, au Québec , pour « Dans sa bulle » , un poche de Suzanne Myre , publié aux Editions Marchand de Feuilles :

Un hôpital, c'est comme un petit village doté d'une route principale, où tout le monde finit par se croiser sans le vouloir. Il n'y a pas que les malades pâlichons en posture cercueil-pédic dans les unités de soins prolongés. Miss Gratteux rêve de gagner à la loterie, le plombier-joaillier présente ses bijoux à la foire d'artisanat des employés et le gériatre timide, qui arrive de la Côte-Nord, fait rêver l'infirmière-chef. Mélisse, elle, ses paroles s'écrivent dans des phylactères et elle survit à son travail en nageant. Illustration de la touchante faillibilité des humains, Dans sa bulle est également un livre sur l'importance du père dans la vie d'une femme et une lunette d'approche qui nous permet de poser un regard sur le microcosme d'un hôpital, un lieu de toutes les découvertes. Les médecins ont-ils tous fait le serment d'Hippocrate ? Que dire de L'affaire du doigt ? Et de la tentative de meurtre à l'épluche-patates ? Certains passages pourront vous faire rougir comme une pivoine.

Grégoire Courtois , de la librairie « Obliques » , à Auxerre , pour « La licorne invisible / Le roi des fous » , un livre jeunesse d’Alex Cousseau et Valle Le Galle , publié aux Editions du Rouergue

Sur les îles Féroé, Emil croit découvrir une corne de narval et fait un vœu, comme le veut la légende. Il souhaite revoir son grand-père disparu il y a trente ans. En Ecosse, une autre corne est retrouvée par deux sœurs, Nell et Enid. Nell est persuadée qu'elle appartient à une licorne qui va bientôt venir la récupérer. Un vieil homme, dans la forêt, leur parle de rêves qui se réalisent.

Nathalie Romanens , de la librairie « Des livres et moi » , à Martigny, en Suisse , pour« J’aimais mieux quand c’était toi » , un roman de Véronique Olmi , publié aux Editions Albin Michel

Nelly, comédienne de théâtre, revoit les dernières vingt-quatre heures qui l’ont conduite sur le banc d’une gare en pleine nuit : la pièce qu’elle n’a pas pu continuer à jouer et surtout l’homme assis au cinquième rang, qu’elle a connu et aimé.

Annick Dor , à Bruxelles pour « Guide (très) pratique de la sage-maman » , un essai de Christine Cottier-Angeli et Magali Debost , publié aux Editions Médecine et Hygiène

Guide pratique pour répondre aux questions sur les premières semaines du bébé, organisé par mots-clés, avec des conseils et accompagné de listes pense-bête. Quelle jeune maman ne s’est pas retrouvée, une fois rentrée de la maternité, pleine d’interrogations avec son bébé dans les bras ? Cet abécédaire reprend avec objectivité et une bonne pointe d’humour les questions les plus fréquentes – et les plus essentielles – posées à Christine Cottier-Angeli, sage-femme , et que s’est posées Magali Debost, maman sage . Ici, pas de théorie ! Rien que du pratique, de l’utile, des astuces et des rappels de bon aloi pour la santé et le confort de Bébé comme de Maman. De l’allaitement aux soins du cordon en passant par les fameuses coliques du nourrisson, du baby-blues aux soins post-natals ou aux relations avec la belle-mère, ce petit guide, (encore plus) pratique avec ses spirales et son rabat, permet à la maman ou future maman d’aller piocher facilement des informations concises. Des listes pense-bête avec leurs cases à cocher – Qu’emporter à la maternité ? Quelle est la pharmacie de base ? Que prendre en vacances ? – ainsi qu’un répertoire complètent cet ouvrage dont le message est : « Ayez confiance, gardez espoir, respirez, soyez indulgente avec vous-même et surtout : détendez-vous ! »

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