Jean-Marc Lovay nous parle de son dernier livre "Chute d'un bourdon" publié aux Editions Zoé .

jean marc lovay
jean marc lovay © Radio France

« Mère Machyne, grande réparatrice et endormeuse des corps, et père Maschain, petit arrangeur et consolateur des âmes, à la seconde où j’arrivais au bout de la traversée d’une heure qui était peut-être déjà mon avant-dernière heure, et grâce à de prétendus expiatoires hurlements inhumains parvenus jusqu’à moi par un tunnel creusé à travers le ciel, j’apprenais que vous ne pourriez plus jamais m’entendre ni me répondre et je recommençais à penser à ce que je vous dirais encore si je vous apercevais pour la véritable dernière de toutes les fausses dernières fois au-delà de ce qui était peut-être déjà le dernier nuage de la vaporeuse et apaisante brume blanche… » Dans les romans de Lovay, on est emporté par la langue et on suspend toute recherche d’un sens immédiat pour laisser affleurer le plaisir de lire des phrases dont le puissant mouvement vous entraîne irrésistiblement vers un sens ultime même si celui-ci se dérobe au fur et à mesure de la lecture. A propos de cette écriture, Charles Méla écrit : «C’est aussi une forme de sainteté, d’exigence absolue, de ne jamais céder sur son désir de quelque chose qui soit tout autre.»

J ean-Paul Goude , pour l'une de ses dernières créations:"Goudemalion" paru aux Editions La Martinière .

goude
goude © Radio France

Jean-Paul Goude est l’un des « faiseurs d’images » les plus brillants de notre époque.De sa collaboration avec le magazine new-yorkais Esquire, à son dernier travail pour les Galeries Lafayette, Goude a constamment surpris et provoqué, bouleversant les codes publicitaires avec entre autres, ses images inoubliables de Grace Jones. Goude a ainsi dirigé les campagnes de Chanel, Perrier et Kodak... On se souvient aussi de l’extraordinaire chorégraphie pour la Parade du Bicentenaire de la révolution française.Sexy, irrévérencieux et plein d’humour, ce livre pétillant d’énergie créative, rassemble la plus grande collection jamais vue sur son œuvre : croquis, peintures, extraits de magazines, story-boards, documentation pour la conception des spectacles…Environ 600 images, dont beaucoup sont inédites, y sont présentées, mises en page par Goude lui-même.En parallèle du lancement de l’ouvrage, une rétrospective sera présentée au musée des Arts Décoratifs à Paris, du 9 novembre 2011 au 25 mars 2012.

Nicolas Fargues vient nous présenter son dernier roman "La ligne de courtoisie" publié aux Editions P.O.L .

la ligne de courtoisie
la ligne de courtoisie © Radio France / nicolas fargues

Incapable de lire les rapports humains autrement que sous l'angle de l'indifférence ou du vil intérêt de l'une ou l'autre des parties en présence, le narrateur s'entête, tout au long d'une errance de rencontres qui le mènera jusqu'en Inde du sud, à se montrer obligeant avec tout le monde et en toute circonstance. Il faudra à notre héros une épreuve supplémentaire de patience aux guichets de la Poste pour admettre enfin que la courtoisie, ce n'est pas ce que l'on demande à un homme pour mériter l'attention d'autrui.

Dans ce nouveau roman Nicolas Fargues, se saisissant d'un personnage en rupture de ban qui décide de tout quitter de sa vie française pour tenter une renaissance en Inde, explore une fois encore ces tendances à la pusillanimité et parfois à une...

La chronique de nos libraires:

  • Matthieu Colombe de la librairie "Goulard" à Aix-en-Provence nous présente "Le retour de Jim Lamar" , un livre de Lionel Salaün , publié auxEditions Liana Levi

Jim Lamar? «Quand je dis que c’est pas lui, je veux dire que c’est plus lui.» Voici le commentaire qui accueille après treize ans d’absence le revenant, le rescapé de la guerre du Vietnam. Un pays dont on se soucie peu ici à Stanford : l’interminable Mekong est si loin du boueux Mississippi… Ce retour tardif de Jim, son intention de se réapproprier la ferme familiale, objet de toutes les convoitises, et ses manières d’ermite dérangent tout le monde. Tout le monde sauf le jeune Billy qui, en écoutant Jim le temps d’un été, va en apprendre bien plus sur les hommes que durant les treize années de sa courte existence.

  • Deborah Damblon , en direct de la librairie "La Licorne", à Bruxelles , raconte son coup de coeur pour "L'album royal de Léopold 1° à Baudoin", un ouvrage de Olivier Defrance et Christophe Vachaudez , publié aux Editions Racine .

Grâce à un ensemble unique et inédit de photographies provenant essentiellement d'archives et de collections privées jusqu'alors inexploitées, cet album royal retrace le quotidien de notre dynastie, des origines de la photographie - qui correspondent quasiment à la création de l'État belge - à 1960. Certaines photographies proviennent des albums privés de la famille royale, d'autres ont été prises par les souverains eux-mêmes ou par des photographes renommés tels que Nadar, Bassano, Van Dyck, Ghémar, Géruzet ou Marchand. Fruit de longues recherches en Belgique et à l'étranger, ce livre aborde l'histoire de Belgique de façon originale, tout en offrant aux amateurs de photos un recueil de documents exceptionnels.

  • Laura Sanchez , de la librairie du Boulevard, en direct de Genève , nous raconte "Tangente vers l'Est" de Maylis de Kerangal , publié aux Editions verticales

«Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.»

Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l’est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.

  • Manon Trépanier de la librairie "Alire" à Longueuil, au Québec , nous parle de "Nocturne" , le dernier livre de Pascal Blanchet , oublié auxEditions Pastèque

Août 1948, New York suffoque sous la canicule. Alors que la nuit s’étend sur la ville, la voix d’Anne Scheffer, reine des ondes, transporte loin des cuisines et des rares clients une serveuse de cafétéria de la 33e rue et ajoute au drame banal d’un auteur sans succès de Brooklyn.

Nocturne est la chronique d’une nuit qui peine à voir le jour...

Quatre ans après Bologne , revoici Pascal Blanchet en très grande forme et l’attente valait la peine.

Et pour souligner l’événement, le nouveau livre de Pascal sera un objet splendide...

Evénement(s) lié(s)

Goudemalion : Jean-Paul Goude, une rétrospective

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