L'Eté Slovène
L'Eté Slovène © Radio France / Clément Bénech

Clément Bénech , pour "L'été slovène" , publié aux Editions Flammarion

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slovene © Radio France

« Tu te souviens pourquoi on est venus en Slovénie, pourquoi on a décidé de faire ce voyage ensemble ? Oui, je me souvenais. Je consentis donc à faire l'amour, ce que je n'ai pas regretté. » Cet été-là, il part avec Éléna en Slovénie, pour changer d'air. Mais très vite, tout vient contrarier l'intimité du jeune couple : la traversée à la nage d'un lac glacé, une nuit passée dans un parc, un accident de voiture, une chatte en chaleur dans leur chambre d'hôtel, rien ne se passe comme ils l'espéraient. Dès lors, ce périple chaotique semble déteindre sur leur relation au point qu'ils finissent par ressembler, l'un pour l'autre, au pays qu'ils traversent : aussi familier que mystérieux, aussi énervant qu'attendrissant. Avec beaucoup d'humour et de subtilité, Clément Bénech nous offre les instantanés d'un amour qui décline et qui, malgré la bonne volonté des deux amants, court inexorablement vers sa fin.

Le Deuxième épisode des Grandes Rencontres de La Librairie Francophone

Le 30 mars et le 6 avril 2013, à l'occasion de la sortie du livre "Et Dieu créa la femme" (Ed du Cherche Midi), La Librairie Francophone en a profité pour visiter La maison Dior, 30 avenue Montaigne, avec Francis Huster .

Le 13 avril 2013, La Librairie Francophone est allé à la rencontre de Roger Leloup , dans son atelier de Wavre, en Belgique, pour la sortie de "Yoko Tsumo - T26 - Le maléfice de m'améthyste" , (Ed Dupuis).

Le 2 et 9 février 2013, La Librairie Francophone était en compagnie d'Albert Uderzo , à l'occasion d'un événement majeur pour le 9ème art: L'Intégrale Uderzo réalisé avec sa participation, réunit enfin l'ensemble des planches de ce géant de la bande dessinée: une oeuvre immense, extrèmement variés et bien souvent méconnue! 436 pages de bd qui donnent déjà toute la mesure du génie d'Uderzo (Ed Hors Collection)

Le 24 novembre 2012, Françoise Hardy se confiait à La Librairie Francophone, à l'occasion de la sortie de son livre "L'amour fou" , (Ed Albin Michel)

Le 23 mars 2013, à l'occasion de la Semaine de la Langue Française et de la Francophonie, en direct du Salon du livre de Paris, La Librairie Francophone a reçu la cubaine Zoé Valdés et l'afghan Atiq Rahimi .

Les meilleurs romans de l'année présentés dans l'émission et conseillés par les libraires francophones:

+"Un écrivain, un vrai" de Pia Petersen , publié aux Editions Actes Sud , choisi par Grégoire Courtois

  • "39 rue de Berne" de Max Lobe , publié aux Editions Zoé , choisi par Annick Dor.

  • "Javotte" de Simon Boulerice , publié aux Editions Leméac , choisi par Manon Trépanier.

  • "Oh..." dePhilippe Djian , publié aux Editions Gallimard , choisi par Nathalie Romanens.

Les chroniques des libraires:

Nathalie Romanens de la librairie "Des livres et moi" , à Martigny, en Suisse , pour "Les lisières" , un livre de Poche d'Olivier Adam , publié aux Editions J'ai Lu.

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper de ses parents « pour une fois », son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage un Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c'est à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu'il se livre, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place. Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d'un homme et le portrait d'une certaine France, à la périphérie d'elle-même.

Annick Dor , à Bruxelles , pour "Monsieur Loo, le roman d'un marchand d'art asiatique" , un essai biographique de Géraldine Lenain , publié aux Editions Philippe Picquier.

Né dans un obscur village des bords du Yangtsé, C. T. Loo (1880-1957) devient, par son extraordinaire talent, le plus grand marchand d’art asiatique de son époque. Il crée un nouveau goût, là où l’Occident ne connaissait que les « chinoiseries » – ces bibelots étranges et abâtardis mis à la mode par les frères Goncourt. Dans sa pagode parisienne ou sa galerie new-yorkaise sur la Cinquième Avenue, Européens et Américains découvrent le « véritable art chinois » : la grande statuaire, les fresques bouddhiques, les jades et bronzes archaïques. Derrière la figure respectée du grand marchand s’en cache une autre, plus controversée. Honoré en Occident pour avoir enrichi les plus grandes collections publiques et privées, cet homme discret et volontiers manipulateur est accusé en Chine d’avoir pillé les trésors nationaux. Au lendemain de la révolution de 1949, il parviendra miraculeusement à échapper aux représailles mais ses associés connaîtront tous une fin tragique. Le parcours éminemment romanesque de cet homme hors du commun constitue un tableau saisissant du monde de l’art dans la première moitié du xxe siècle, de ses grandes figures et de ses pratiques, entre Paris, Londres, New York et Shanghai, tandis que sa vie extraordinaire, ponctuée par les grands événements de l’Histoire, offre un éclairage passionnant sur la rencontre de la Chine avec l’Occident.

Grégoire Courtois , de la librairie "Oliques" , à Auxerre , pour "Liberté dans la montagne" , un roman de Marc Graciano , publié aux Editions Corti

« Depuis bien des jours le vieux cheminait avec la petite le long de la rivière. Quelquefois le vieux tenait la main de la petite mais, le plus souvent, il la laissait voyager seule autour de lui » : telle est la première phrase de cette histoire puissamment envoûtante tant par la tension dramatique constante que Marc Graciano parvient à conserver tout au long de ce voyage initiatique, semé d’embûches, dans un temps très ancien, que par son style unique, fait de litanies.

Dans leur périple vers l’amont de la rivière, le nord, le vieux et la petite traversent une nature à la fois splendide et sauvage, croisent des personnages inoubliables, comme le veneur.

Vers où les conduira leur destin ?

Manon Trépanier , de la librairie "Alire" , à Longueuil, au Québec , pour "L'Amérique, ou, Le disparu" , une bande dessinée de Réal Godbout , d'après le roman de Franz Kafka, publié aux Editions La Pastèque

Réal Godbout a songé à adapter L’Amérique en bande dessinée il y a plus de 35 ans. À l’époque, le roman l’avait beaucoup marqué. Il avait lu aussi quelque part que Federico Fellini envisageait de le porter à l’écran, ce qui lui avait donné à penser qu’on pouvait en tirer quelque chose. Fellini n’a jamais fait le film, mais il a quand même utilisé l’idée dans Intervista, fiction autobiographique le montrant en train de tourner L’Amérique. À l’époque, il croyait sans doute être le seul à avoir cette idée. Il a constaté depuis que Kafka, malgré son côté supposément grave et cérébral, voire sinistre, se prêtait bien à la bande dessinée…

Dans cette adaptation, l’auteur a cherché à rester aussi fidèle que possible au roman, en respectant généralement le récit, les personnages et l’esprit de l’auteur. Contrairement à un préjugé trop répandu sur Kafka, il ne s’agit pas d’une œuvre sombre et sinistre, mais d’un récit vivant et imagé, avec une touche d’humour absurde. L’écriture de Kafka peut sembler froide et détachée. Mais cela ne l’empêche pas de provoquer l’émotion (et parfois le rire) chez le lecteur !

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