De grands moments de radios vécus cette année! C'est la dernière Librairie Francophone de la saison et nous allons vous faire voyager avec le guinéen Tierno Monenembo, le suisse Henri Dès, Dany Laferrière, de l'Académie Française, le comédien Jacques Weber et l'Algérienne Kaouther Adimi...

Tienno Monenembo, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française 2017

Henri Dès pour son projet "Le train fantôme", publié aux Éditions des Braques et pour une rencontre autour de la jeunesse avec Dany Laferrière. "Le train fantôme": Gérard Lo Monaco, célèbre créateur de livres pop-up, s'associe une nouvelle fois à Henri Dès, Le chanteur pour enfants par excellence. Ensemble, ils nous embarquent à bord du mythique train fantôme, attraction incontournable des parcs à thèmes qui font le bonheur de tous les enfants. Sorcières, diablotins, squelettes, chateau hanté... dans un style désuet inspiré de l'Europe de l'Est des années 50, ce livre en relief subtil et rétro à souhait, met en plus en scène deux petits personnages aussi froussards qu'attachants ! Au total, 5 scènes animées, soulignées d'un cartouche d'histoire et 11 pages avec les paroles des chansons. Et un CD! Sur le CD, les 11 chansons de cette aventure ensorcelée et leurs versions instrumentales.

Jacques Weber, pour" Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu", publié aux Éditions Fayard: «  Entre sa correspondance éprise d'une liberté exubérante et contradictoire, et ses romans et contes ciselant ses regrets d'autres siècles, l'ennui et la sottise de l'esprit bourgeois, Flaubert, ermite et mondain, apparaît comme l'un des colosses de son temps. Il n'aime pas le port mais la haute mer. Ses hautes vagues, ses creux et ses houles. L'acteur-auteur y nage et s'y noie, par les champs et par les grèves bretonnes, dans les boues et les gouffres des chantiers d'Haussmann, dans les bordels du  Caire et les jupons des courtisanes de la rue Saint-Honoré, dans les silences orageux partagés avec sa mère, son jardinier ou son chien, dans le secret de ses amours londoniens avec miss Herbert, ou celui, très officiel et ô combien tempétueux, avec Louise Collet... Mystique et queutard, gourmand et ascétique, il cerne le sujet invisible, le rien, cet autre univers qui, comme la terre, se tient en l'air sans être soutenu, le silence de la littérature.
J'enquête, mes mots ricochent sur les siens, l'onde s'écarte en cercles de plus en plus grands, puis disparaît à l'horizon, lui qui recule à mesure que l'on s'avance.  »

Kaouther Adimi, pour " Nos richesses", publié aux Éditions du Seuil et Prix Renaudot des Lycéens 2017: En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d'accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l'égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d'un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c'est aussi la sacrifier aux aléas de l'infortune. Et à ceux de l'Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale. En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

Les conseils de lectures pour l'été par les Libraires Francophones:

Dominique Bressoud, de la Librairie Une petite prose, à Boudry, en Suisse, nous recommande « L’art suisse n’existe pas », un livre de Michel Thévoz, publié aux Éditions Les Cahiers Dessinés : En ces temps d’arrogance identitaire, peut-être y a-t-il quelque mérite ou avantage à inexister. « Puissé-je n’être jamais né ! » : le rêve d’Œdipe pourrait bien avoir été exaucé, sinon par la Suisse, du moins par ses artistes. La liste est longue des artistes suisses qui ont enrichi l’histoire de l’art ; mais leur seul dénominateur commun est de se dérober à tout dénominateur commun, de subvertir par conséquent l’idée d’un art national. La mort, très présente dans leurs œuvres, se distingue par une vitalité paradoxale ; elle résonne comme un requiem jubilatoire pour une réalité obscène. L’inexistence active se traduit par une esthétique de la disparition : c’est le passage à l’art préféré au passage à l’acte. Ce livre se présente comme une visite guidée qui, des grands maîtres du passé aux contemporains, devrait mettre en évidence cet étonnant oxymore : « l’art suisse ».

Déborah Danblon, de la Librairie La Licorne, à Bruxelles, nous recommande « La petite voleuse de perles », un roman de Michèle Plomer, publié chez Genèse Editions : Wang Xia, une jeune servante est en fuite : elle a volé le collier de perles de sa patronne pour rejoindre son amoureux. Au détour d’une balade dans les marchés de Hong Kong, la narratrice a le coup de foudre pour un ravissant petit poisson rouge qui semble, de son aquarium, l’appeler au secours. Elle l’achète pour une bouchée de riz à un jeune vendeur maigre et perdu, Huang. Mais Huang s’est trompé : « Poissonne », comme l’appelle la narratrice, vaut en réalité une fortune pour les Chinois du fait de sa riche laitance. Du coup, l’oncle de Huang, joueur invétéré, réclame le poisson à cor et à cris… La narratrice réussira-t-elle à renaître des mauvais souvenirs qui la rongent ? Wang Xia, la petite voleuse de perles, échappera-t-elle à la police chinoise ? Huang pourra-t-il faire entendre raison à son oncle ? Et Poissonne, comment la sauver de la rapacité des hommes ? Ces intrigues s’entrecroisent habilement tout au long d’un récit rebondissant et brodé d’espoir. Un roman sensuel, plein de charme et de générosité.

Jérémy Laniel, de la Librairie du Carcajou, à Rosemère, au Canada, nous recommande « Le renard roux de l'été », un roman de Françoise de Luca, publié aux Éditions Marchand de Feuilles : Dans ce troisième roman, Françoise de Luca explore les facettes multiples de la jalousie. Sentiment destructeur, puis formateur, la rivalité transforme la vie d’un frère et d’une sœur qui se sont intensément aimés. À travers un fil de séquences tendues et bouleversantes, leur relation s’écroulera dans l’âge adulte. L’un vit en France, l’autre à New York. Mathilde et son frère semblent grandir, mûrir au fil de leur fuite, mais l’enfance idyllique reste le seul lieu où trouver la réconciliation.

Matthieu Colombe, de la Librairie Goulard, à Aix-en-Provence, nous recommande « Roulio fauche le poil », un premier roman de Julia, publié aux Éditions Le Tripode : La vie sentimentale de Roinita, surnommée Roulio fauche le poil, du nom de l'institut de beauté dans lequel elle travaille, est une catastrophe. Elle vit seule à Paris, accompagnée de ses quatre chats, et doit aussi s'occuper de sa grand-mère. Un récit entre romance, humour et promesses de bonheur. 

Programmation Musicale: 

  • Eddy de Pretto - Quartier des lunes - Initial
  • France Gall - Il jouait du piano debout (album livre - Tour de France 1988) - Apache
  • Art Mengo - Grand ciel - Verycords
  • Lazou Mizik - Pose - Cumbancha (supplément créole)
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