Cette semaine, La Librairie Francophone est au Salon du Livre de Montréal

Avec:

Douglas Kennedy , pour un regard sur la culture francophone et la langue française. Douglas Kennedy vient de publier "Cinq jours" aux Editions Belfond.

cinq jours
cinq jours © Radio France / Douglas Kennedy

Peut-on jamais réinventer sa vie ? Laura et Richard Deux inconnus à un tournant de leur existence Deux êtres, l'un et l'autre enfermé dans son couple Un homme, une femme Une rencontre, l'espoir qui renaît Mais sommes-nous libres de choisir le bonheur ? Cinq jours, l'histoire d'une passion. Le roman le plus bouleversant de Douglas Kennedy.

Danny Laferrière et Elise Turcotte pour "Bonjour Voisine" publié aux Editions Mémoire d'Encrier.

Bonjour voisine
Bonjour voisine © Radio France / turcotte

À la suite des Rencontres québécoises tenues en Haïti dans le cadre du 10e anniversaire de Mémoire d’encrier, en 2013, est née l’idée de ce projet collectif rassemblant cinquante et un écrivains québécois et haïtiens ayant participé aux Rencontres.

Récits, fictions, chroniques, témoignages, scènes de vie, photos, portraits, essais, poèmes… Cet ouvrage façonné sous la plume de cinquante et un auteurs constitue une vraie caverne d’Ali Baba. De Montréal à Port-au-Prince, corps et voix s’unissent pour dire le monde en un grand serrement de bras et de coeur. Voyage lumineux à l’intérieur du pays d’Ayiti Toma dit Terre-Haute : les compagnons des Amériques d’un temps nouveau, Québécois et Haïtiens, se regardent, se parlent et se touchent. Désormais vous avez la réponse à la question : « À quoi sert la littérature ? » Il suffit de lire Bonjour voisine .

Daniel Pennac , pour "Gardiens et passeurs" , publié aux Edlitions les 400 coups.

Gardiens et passeurs
Gardiens et passeurs © Radio France / Daniel Pennac

« Les élèves entrent trop souvent dans une librairie comme dans une pharmacie. Ils se présentent au libraire avec la fameuse "listes des livres à lire" comme un patient avec son ordonnance » Ainsi commence cet essai percutant de Daniel Pennac, une réflexion sur la place des livres et sur la façon dont nous traitons ceux que nous voulons lecteurs.

Eric Plamondon , pour "Pomme S" , publié aux Editions Le Quartanier.

Pomme S
Pomme S © Radio France / Eric Plamondon

L’ordinateur est la plus puissante machine de l’humanité. Son histoire, c’est celle de Turing, de Babbage, de Byron, d’Einstein, de Pascal et d’Orwell. C’est aussi celle des automates, des métiers à tisser, de la machine à écrire et de l’ampoule électrique. Pour Gabriel Rivages, c’est d’abord l’histoire de Steve Jobs, enfant adopté, ancien hippie, employé chez Atari, père de Lisa, créateur du Macintosh et storyteller. Prométhée est puni. Des enfants naissent. Al-Kharezmi invente l’algèbre. On se tire le Yi King. On peint des chefs-d’œuvre. On fait la guerre. Bugs Bunny imite Tarzan à Hawaï. C’est la finale du Super Bowl: 1984 ne sera pas comme 1984 . Brautigan écrit Tous veillés par des machines de grâce aimante et un père admire son fils. Pomme S conclut la trilogie 1984 et le périple américain de Gabriel Rivages, entamé dans Hongrie-Hollywood Express (2011), qui met en scène Johnny Weissmuller, athlète olympique et premier Tarzan du cinéma parlant. Mayonnaise (2012), le deuxième volume, mêle le destin de Rivages à celui de l’écrivain-culte Richard Brautigan, le dernier des beatniks.

Et les chroniques des libraires:

Marion Trépanier , de la librairie "Alire", à Longueuil, au Québec , pour "Le meilleur de mon cinéma: les 300 films incontournables des 30 dernières années" un essai de Marc-André Lussier , publié aux Editions La Presse .

Critique de cinéma à La Presse, Marc-André Lussier retrace dans cet ouvrage ses trente années de cinéphile à travers ses listes personnelles des dix meilleurs films de l'année, telles qu'établies annuellement depuis 1983. À la fin de chacune d'entre elles, l'auteur revient sur ses choix de l'époque en proposant une nouvelle analyse et dresse le portrait d'une personnalité marquante du 7e art.Un portrait global de ce que la cinématographie mondiale a produit de meilleur depuis trois décennies se dessine au fil des 300 œuvres sélectionnées.

Déborah Damblon , de la librairie "La Licorne", à Bruxelles, Pour "les Ombres", une bande-dessinée de Vincent Zabus et Hippolyte, pulbiée aux Editions Phébus

Un enfant raconte les jours d'errance qui ont façonné son exil, les drames qui ont jalonné sa fuite, et les mirages qui l'ont fait tenir. Vincent Zabus et Hippolyte livrent avec Les Ombres une fable contemporaine et sensible, onirique et subtile sur l'exil et la condition des réfugiés.Une salle d'interrogatoire à la lumière crue. Une chaise, un bureau. C'est dans ce décor dépouillé que l'exilé n°214 voit son destin se sceller. Au terme d'un long périple, tête baissée, dos voûté, il demande l'asile. Poussé à l'aveu, il doit, pour obtenir le précieux sésame, revenir sur son passé et sur les raisons qui l'ont contraint à l'errance.Lui et sa s ur n'avaient d'autre choix que de fuir leur terre natale mise à feu et à sang par des cavaliers sanguinaires. Effrayés et sans repères, ils ont traversé les forêts, les déserts, les villes et les mers : une véritable épopée peuplée d'êtres aussi mystérieux qu'effrayants, de l'ogre capitaliste au serpent-passeur, des sirènes trompeuses à ces ombres frémissantes et omniprésentes, comme des voix venues de l'au-delà.

Nathalie Romanens , de la librairie "Des livres et moi", à Martigny, en Suisse , pour "Les séparés" , un poche de Kéthévane Davrichewy , publiés aux Editions 10/18

Quand s'ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l'enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d'autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice. Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des " années Mitterrand ". Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun. Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu'Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l'inévitable désamour. Car c'est tout simplement de la perte et de la fin de l'enfance qu'il s'agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.

Monique Lafontant , de la librairie "La Pléïade", à Port-au-Prince , pour "Histoires vues et entendues dans un tap-tap" , un livre de Gary Victor , publié chez C3 Editions

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