Cette semaine, La Librairie Francophone a choisi de vous parler des superstitions au Congo mais aussi d’une relation père-fils très intense et de vous faire voyager en camping-car…

  • Ivan Jablonka pour « En camping-car » aux éditions du Seuil 

Le camping-car nous a emmenés au Portugal, en Grèce, au Maroc, à Tolède, à Venise. Il était pratique, génialement conçu. Il m’a appris à être libre, tout en restant fidèle aux chemins de l’exil. Par la suite, j’ai toujours gardé une tendresse pour les voyages de mon enfance, pour cette vie bringuebalante et émerveillée, sans horaires ni impératifs. La vie en camping-car.

  • Paule Constant et Baroux pour « Des chauves-souris, des singes et des hommes » aux éditions Gallimard BD

Dans un village africain, une fillette heureuse cajole une chauve-souris. De jeunes garçons rapportent fièrement de la forêt le cadavre d'un beau singe au dos argenté. Ainsi débute une série d'événements qui frappent tour à tour les protagonistes de cette histoire : habitants des cases, coupeurs d'hévéas, marchands ambulants, piroguiers, soignants, et même primatologues en mission. Un mal pernicieux se propage silencieusement au pied de la Montagne des nuages, et le long d'une rivière sur laquelle glisseront bientôt les pirogues funèbres. La plupart l'ignorent superbement, d'autres en cherchent vainement l'explication dans la magie, la science ou la nature.
C'est avec poésie et humour que Paule Constant nous fait vivre ce conte déchirant de notre temps, dans un style dont la paradoxale légèreté parvient à nous faire partager tant de douloureuses péripéties, en nous conduisant aussi pas à pas vers une fin qui n'est peut-être qu'un autre début.

  • Laurent Demoulin - Prix Rossel 2017 - pour « Robinson » aux éditions Gallimard - en duplex de la Foire du Livre De Bruxelles 

Robinson est une île sauvage.
Robinson est un monde.
Robinson est un Sisyphe heureux.
Robinson est un enfant autiste.
Son père, universitaire, évoque avec délicatesse et subtilité son expérience de la paternité hors norme, où le quotidien (faire les courses, prendre le bain, se promener) devient une poésie épique. Détonantes scènes décrites dans leur violence et leur scatologie les plus crues : Robinson ne parle pas, ne se contient pas, il s'exprime dans les mêmes gestes faits et refaits, avec cependant la même joie et le même intérêt, s'achevant dans les fèces le plus souvent.
Ainsi Robinson est un adepte de Paul Valéry : «Le monde est menacé par deux choses : l'ordre et le désordre.»
À cette vie au présent, unique unité de temps comprise par l'enfant, le père répond par une attention de chaque instant et ses soins constants, un humour sans faille et une éponge toujours prête. Avec intelligence et pudeur, ce père nous décrit ces microscènes dans une langue précise et maîtrisée, que son fils, privé de parole, ne saura appréhender. Peut-être est-ce là la seule raison d'être de ce texte tissé entre eux : Robinson ne le lira jamais.

Les Coups de cœur et Coups de gueule des libraires :

  • Un  coup de gueule de Marie-Noëlle Blais de la « Librairie Raffin », à  Montréal, au Canada, sur les nouveautés de Noël qui sortent au Québec à  la Saint-Valentin. 
  • Un coup de cœur de Thomas Auxerre de la  librairie « L’Amandier », à Puteaux, en France, pour "Ma Zad" de  Jean-Bernard Pouy, chez Gallimard
  • Un coup de cœur d’Annick Dor de  la librairie de La Mazerine à La Hulpe (Belgique) pour "La ballerine aux  gros seins" de Véronique Sels, chez Arthaud
  • Un coup de gueule  pour Laura Sanchez pour la Librairie du Boulevard (Genève, Suisse) sur les livres de Pâques pour enfants qui sont d’une vacuité totale.

Programmation musicale :

  • Le Large, Françoise Hardy, Parlophone
  • Bandeko, Lulendo et Didider Lockwood, Buda Musique  
  • Héros anonyme, Mathieu des Longchamps, Polydor 
  • Si Solman, Lindigo, Olivier Araste, Marceline Loriane et Aldo Araste, Helico
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