Philippe Torreton pour "Mémé" , publié aux Éditions l'Iconoclaste :

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meme © Radio France / meme

"Mémé, c'est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d'avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n'est pas une enquête, ce n'est pas une biographie, c'est ce que j'ai vu, compris ou pas, ce que j'ai perdu et voulu retenir, une dernière fois. Mémé, c'est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose". Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance, un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches comme la mémoire, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.

Fabienne Kanor pour "Faire l'aventure" , publié aux Editions Jean-Claude Lattès :

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kanor © Radio France / kanor

Biram a 17 ans et il n’a encore rien vécu. Mais il a du temps et beaucoup d’imagination. Alors avec ses jumelles pointées sur la ligne d’horizon, il imagine ce que sera sa vie à des milliers de kilomètres du Sénégal et de Mbour : il dansera un funk sur une piste de danse, il portera une veste de cuir, il conduira une voiture allemande, des filles l’entoureront. Il oubliera ce village loin de tout, la maison de sa tante, la buvette où il travaille deux jours par semaine, ces pleureuses qu’il croise chaque jour sur la plage, là où elles ont vu leur fils partir faire l’aventure et ne jamais revenir. Il oubliera même Marème, cette petite crâneuse, une fille de Dakar, qui passe ces vacances au village et qui est son premier amour. Lorsque Biram se tient face à l’océan, c’est comme s’il possédait le monde. Il se fiche des discours de ceux qu’il appelle les « anciens combattants », ceux qui sont partis en Europe, preuves vivantes que l’aventure se termine souvent au point de départ, sur un convertible épuisé à ressasser des souvenirs de voyages ratés. Biram, comme Marème, rêvent de quitter Mbour où le temps semble passer moins vite qu’ailleurs. Ils « feront l’aventure ».

Guy Delisle pour "Le guide du mauvais père - Tome 2" , publié aux Editions Delcourt

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guy © Radio France / guy

S'acharner sur son fils pour remporter une partie de jeu vidéo. Redoubler de mauvaise foi envers sa fille après avoir perdu à cache-cache. Pire, inventer une histoire de tueur psychopathe à la tombée de la nuit... Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l'imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l'observation et une bonne dose d'autodérision.

Et les chroniques des libraires :

- Grégoire Courtois de la librairie "Obliques" , à Auxerre , pour "Les anges à part", un roman d'Elie Treese , publié aux Éditions Rivages

De jeunes garçons arpentent la campagne à la recherche de quelques cigarettes, d'une bière ou d'une fille à conquérir. Ils ont élu refuge dans une maison abandonnée où Carabi, le nouveau venu, projette de mettre à l'abri les trésors de l'enfance. Ensemble, ils s'initient aux jeux de la transgression visant des adultes dépeints sous les traits de la dérision enfantine. Jusqu'à ce que leur amitié se fissure. A mi-chemin de Mark Twain et de Faulkner, ce texte vigoureux et loquace tente de restituer l'intense sentiment de liberté de la prime adolescence et la part de rêve qui lui est inhérente

- Stéphane Rivard , de la librairie Raffin (Plaza Saint Hubert), à Montréal, au Québec , pour "Le petit tabarnak" , un livre jeunesse de Jacques Goldstyn , publié aux Editions La Pastèque .

Tout le monde sait que tabarnak est un gros mot. Le papa de Jules l’utilise très très rarement. Il faut qu’il soit méga fâché, comme aujourd’hui. Pourquoi on n’a pas le droit de prononcer ce mot-là? Et d’où ça vient le mot tabarnak? Est-ce un gros monstre préhistorique, une maladie mortelle qui provoque des bubons ou le nom d’un terrible dictateur?

Grâce à l’intervention de monsieur le curé, Jules et ses amis vont trouver réponse à leurs questions: le tabarnak habite dans l’église! Prêts à déguerpir au moindre signe de danger, le petit groupe d’amis visite alors une église pour la première fois...

Partie intégrante du lexique de notre langue, véritable témoignage de l’héritage religieux du Québec, le sacre est ici expliqué avec intelligence et finesse par Jacques Goldstyn dans un album qui fera sans doute, beaucoup parler de lui.

- Florence Bourdin , de la librairie "Mot de passe" à Neuchâtel, en Suisse , pour "De là on voit la mer" , un livre de poche de Philippe Besson , publié chez 10-18 .

Nous voici conviés à une promenade en compagnie d'un des esprits les plus vifs et percutants que la France ait connus. Véritable intellectuel au sens moderne du terme, Voltaire a abordé tous les domaines du savoir, de la société, de la religion, de la politique, de la langue. Ce touche-à-tout de génie a jugé et commenté son époque avec un souci de clarté et de pédagogie. Par ailleurs, sa lutte (contre le fanatisme religieux qui va jusqu'à infecter la justice, et pour l'instauration de la tolérance) reste d'actualité : elle est au coeur des combats actuels. André Versaille, à qui l'on doit un Dictionnaire de la pensée de Voltaire par lui-même qui fit date, était le mieux placé pour organiser la pensée de ce géant des Lumières selon le principe de l'Autodictionnaire : s'il a créé les entrées – conceptuelles (Despotisme, Fanatisme, Intolérance, Religion...) ; objets de débats (Arabes, Esclavage, Homosexualité, Juifs, Mahomet, Race) ; ou inattendues (Anthropophages, Castration, Cul, Droit de cuissage, Impuissance, Merde...) –, toutes les définitions sont de Voltaire, puisées dans son œuvre colossale et sa correspondance. Une longue préface-essai d'André Versaille éclaire cet autoportrait intellectuel, qui est aussi celui de son époque.

- Déborah Danblon, de la librairie "La Licorne", à Bruxelles , pour "Autodictionnaire Voltaire" , un essai d'André Versaille , publié aux Editions Omnibus .

C'est l'histoire de Louise, un écrivain de 40 ans, qui ne vit que pour l'écriture et qui a quitté, pour quelques temps, son mari resté à Paris, afin de terminer son nouveau livre. Elle s'installe donc, en Toscane, dans une maison prêtée par une amie, ou elle passe ses journées à écrire, jusqu'à l'arrivée de Luca, un jeune homme de 21 ans qui va bouleverser le cours des choses. Très beau livre, plein de complexité, de sensualité et de fragilité sur l'amour impossible...

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