Thomas Sandoz , pour "Les temps ébréchés" , un roman publié aux Editions Grasset

Les temps ébréchés
Les temps ébréchés © Radio France / Thomas Sandoz

Dans huit semaines, Blanche n'entendra plus rien. Victime d'une maladie dégénérative brutale, elle refuse toutefois de céder à la panique ou au ressentiment. Pour se jouer du sort qui l'isole chaque jour davantage, elle part en quête de sons qu'elle emmagasine au gré des lieux qu'elle explore – boîte de nuit, centres commerciaux, opéra, piscine couverte, thé dansant, carrefours, cathédrale, chantiers. Blanche demande aussi à un vieux maître de musique argentin de lui apprendre les rudiments du solfège, et se met à collectionner avec ferveur des partitions en tous genres.

Jacques Ferrandez , pour "L'Etranger" , d'après l'oeuvre d'Albert Camus, publié aux Editions Gallimard

L'Etranger
L'Etranger © Radio France / Ferrandez

Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort. Le chef d'œuvre d'Albert Camus en bande dessinée. Jacques Ferrandez en offre une relecture passionnante en bande dessinée, sans en épuiser le mystère.

Joël de Rosnay , pour sa participation à l'ouvrage "En quête de confiance" , publié aux Editions Textuel

En quête de confiance
En quête de confiance © Radio France / Joel de Rosnay

La crise financière mondiale a déclenché une crise générale de la confiance dans l'espace public, et suscite de multiples questions. Au fonds, qu’est-ce-que la confiance ? Comment la confiance en soi et en les autres se fabrique-t-elle ? Comment se transmet-elle au fil des générations ? Comment prend-elle forme au sein des institutions et des États-nations ?Dans cet ouvrage, auteurs et témoins reviennent sur les bases fondamentales de la confiance. Car, contre ls logiques de défiance, la confiance emprunte désormais des voies nouvelles.

- Les chroniques des libraires:

Florence Bourdin , de la librairie "Mot de passe" , à Neuchâtel, en Suisse , pour "Un avion sans elle" , un Poche de Michel Bussi , publié chez Pocket .

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapée d'un crash d'avion, une fillette de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée "Libellule". Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, la jeune femme va dénouer les fils de sa propre histoire jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Grégoire Courtois , de la librairie "Obliques" , à Auxerre , pour "Six photos Noircies" , un roman de Jonathan Wable , publié aux Editions Attila .

Six photos noircies est un roman-nouvelles, une succession de tableaux construits autour des deux personnages de Valente Pacciatore et Tirenzio Perrochiosa, respectivement un biologiste et un médecin, ayant consacré leurs vies à l’étude des zones les plus obscures de la nature humaine et animale, dans les endroits les plus reculés de notre planète, au cours – on le devine – de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Pour laisser une trace, Valente Pacciatore prend toujours six photos de ses découvertes, uniquement six. Sens caché ou contrainte d‘écriture ? De nombreuses questions restent en suspens, laissant le lecteur dans une brume de mystères.

Manon Trépanier , de la librairie "Alire" , à Longueuil, en Suisse , pour "Je suis un raton laveur" , un livre jeunesse de Julie Delporte , publié aux Editions La courte échelle .

Tous les enfants pleurent. C’est ce qu’il y a de plus normal : il faut laisser couler leurs larmes. Mais il y aussi des enfants qui portent une tristesse plus grande qu’eux (et on ne sait pas toujours d’où elle vient). Une tristesse que parfois les parents, même quand ils sont de très bons parents, ne savent pas consoler. Dans les mythologies amérindiennes, le raton laveur est un protecteur généreux, l’animal totem qui aide les autres sans les rendre dépendants. Dans mon histoire, le raton qui lave la tristesse de la petite fille est peut-être bien réel, comme un ami ou une tante bienveillante… Mais il est aussi cet animal imaginaire qui, depuis toujours, éponge les angoisses des enfants. J’ai le petit espoir de permettre aux enfants de trouver, quand ils sont tristes, un chemin vers le raton laveur qui se cache quelque part dans leur tête. De leur dire que lorsque personne ne peut les consoler, ils sont assez forts pour le faire eux-mêmes. Mais j’aimerais aussi dire à tous, surtout aux plus grands, qu’ils peuvent être ce raton laveur dont quelqu’un a besoin.

Deborah Damblon , de la librairie "La Licorne", à Bruxelles , pour "Monsieur Albert Cossery, une vie", une biographie de Frédéric Andrau , publiée aux Editions de Corlevour .

Soixante ans dans une chambre d’hôtel à Paris, huit livres publiés, des années à donner l’impression de ne rien faire, un détachement absolu de tout bien matériel et, au bout du compte, une vie qui tient dans trois cartons... Voilà comment pourrait se résumer la longue existence d’Albert Cossery.

Mais ce serait sans compter avec l’indélébile empreinte qu’il a laissée dans la littérature française, dans le monde des lettres en général et à Saint-Germain-des-Prés en particulier...

Après avoir rendu hommage, à sa façon, à Christine Angot dont il a fait le personnage principal de son roman précédent, Frédéric Andrau évoque cette fois-ci un autre écrivain, Albert Cossery, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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