Philippe Rahmy , pour "Allegra" , publié aux Editions de La Table Ronde

Allegra
Allegra © Radio France

Londres, été 2012. Tandis que les Jeux olympiques se préparent dans l'effervescence, Abel erre à travers la ville, un carton sous le bras. Jeune trader plein d'avenir, père attentionné, il vient de tout perdre. Lizzie, sa compagne, l'a chassé de leur appartement et Firouz, son ami, son mentor, l'a viré de la banque où il l'avait fait embaucher. Échoué dans un hôtel au milieu d'autres laissés-pour-compte, migrants et réfugiés, Abel décide de remettre de l'ordre dans sa vie. Il se heurte à l'hostilité de Lizzie, qui refuse de le laisser voir Allegra, leur petite fille, et au chantage odieux que Firouz exerce sur lui. Quel prix devra-t-il payer pour redevenir celui qu'il était ? Dans ce roman sous haute tension, Philippe Rahmy brosse le portrait d'un homme consumé à la fois par le désir et le déni.

Simonetta Greggio , pour"Black Messie" , publié aux Editions Stock

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black © Radio France

Dans les douces collines de Toscane, le Monstre de Florence a sauvagement assassiné sept jeunes couples entre 1968 et 1985. Cet horrible fait divers a inspiré films et romans, dont Le Silence des agneaux. Mais le principal suspect est morten attendant un énième procès et le silence a recouvert toute l’histoire... Jusqu’au jour où filles et garçons recommencent à tomber, fauchés par un serial killer étrangement semblable à celui d’autrefois. Le Monstre est-il revenu ? A-t-on commis une erreur à l’époque ?Le capitaine des carabiniers Jacopo D’Orto mène l’enquête. Proche de la retraite, il n’a plus rien à perdre. Dans une course contre la montre, il fouille la fosse où la boue des mystères italiens s’est amassée. Depuis la Renaissance, le mal refait régulièrement surface dans ce pays qui semble béni des Dieux. L’Italie actuelle paraît pourtant purifiée de ses secrets… mais si, derrière les apparences, il n’y avait que chaos, violence et guerres de pouvoir ?

René Urtreger et Agnès Desarthe pour "Le Roi René" , publié aux Editions Odile Jacob

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imbert © Radio France

Dix fois René Urtreger faillit mourir et dix fois il se releva, toujours guidé par la quête acharnée de la « note juste ». Il est à lui seul toute la musique d’une génération et toute l’histoire du jazz. C’est le mystère palpitant de sa vie qu’Agnès Desarthe tente ici d’approcher.Pianiste génial, formé à Chopin et inspiré par Charlie Parker, il a joué avec les plus grands, de Lionel Hampton à Stan Getz, en passant par Dizzy Gillespie, Lester Young et Chet Baker. Il enregistre avec Miles Davis la bande originale du film Ascenseur pour l’échafaud et l’accompagne en tournée dans les plus prestigieuses salles d’Europe. Il apporte aussi son talent incomparable à l’aventure yéyé, aux côtés de Sacha Distel et de Claude François.Ce livre est le roman vrai d’une vie flamboyante. Parti de rien, René Urtreger atteint les sommets. Il connaît tous les excès et toutes les audaces, côtoie la gloire comme les enfers.Et ce qui nous bouleverse dans cette vie, c’est justement cette même exubérance et cette même mélancolie qui font la force sauvage du jazz, cette musique de fils perdus.Agnès Desarthe raconte cette aventure comme un roman. Son talent unique en fait un livre inoubliable.

ET LE CHOIX DES LIBRAIRES

Grégoire Courtois , de La Librairie Obliques , à Auxerre , pour « Sur les berges du Chari, district nord de la beauté » , un recueil de poésie de Nimrod , publié aux Editions Bruno Doucey

Pour la première fois, Nimrod affiche sur une couverture un nom qui le relie à son pays. Sur les berges du Chari nous entraîne sur les rives du fleuve qui se jette dans le lac Tchad. L’occasion nous est alors donnée de découvrir des paysages, des ciels, des oiseaux, une terre « qui renoue avec l’eau » ; sans omettre ces êtres qui tirent leur subsistance du fleuve, où se déploient leurs éperviers, et qui connaissent les violents soubresauts de l’Histoire en marche. Nimrod ne passe sous silence ni « la honte noire » des concessions négrières ni la répression qui menace le pays dont il est aujourd’hui un lointain exilé. Et parce que tout cours d’eau scinde en deux le paysage qu’il traverse, le poète s’attache au « district nord de la beauté » qui tient lieu, pour lui, de boussole et de cap.

Laura Sanchez , de La Librairie du Boulevard , à Genève, enSuisse , pour « L'odeur des garçons affamés » , une bande-dessinée, sur un scénario de Loo Hui Phang , avec des dessins de Frederik Peeters , publiée aux Editions Casterman

En 1872, Oscar Forrest fait l'inventaire photographique des paysages au Texas pour le géologue Stingley. L'expédition se poursuit jusqu'au territoire des Comanches et sous la surveillance, à distance, d'un homme en noir et d'un Indien.

►►► Lire l'interview de Frederik Peeters et feuilletez quelques pages

Jérémy Laniel , de La Librairie Carcajou , à Rosemère, au Canada , pour « Kuei, je te salue : Conversations sur le racisme » , un essai de Deni Ellis Béchard et Natasha Kanapé Fontaine , publié aux Editions Ecosociété

Kuei, je te salue est la rencontre littéraire et politique de la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et du romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard, qui ont décidé d'entamer une conversation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones. Idle No More, Commission de vérité et réconciliation, enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées... Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère ? Comment contrer cette méconnaissance de l'autre qui aboutit au mépris ? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique ? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel ? Pour ouvrir le dialogue et amorcer la nécessaire réconciliation entre nos peuples, Natasha et Deni reviennent sur leur trajectoire personnelle et tentent de débusquer les mots et les comportements qui empruntent encore trop souvent les chemins du racisme. Dans cet échange épistolaire au souffle poétique, Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie sur la réserve de Pessamit ; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis. Chaque lettre est un « rendez-vous de la parole qui s'ouvre ». En croisant leurs mots avec franchise, ces deux grands écrivain.e.s nous offrent un livre humaniste et universel sur le rapport à l'autre et le respect de la différence.

Annick Dor , de La Librairie de La Mazerine , à La Hulpe, en Belgique , pour « Le miroir des illusions », un roman de Vincent Engel , publié aux Editions Les Escales

Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d'un petit village de Toscane, apprend le décès de son protecteur de toujours, Don Carlo. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits : trois femmes, deux hommes. C'est le legs d'un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d'une mission : venger Don Carlo par-delà la mort, en tuant tous ceux et celles qui ont empoisonné son existence. Venise, 1800. Une enfant naît dans un palais en ruine : Alba. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n'entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias Don Carlo. Une nuit, au coin d'une rue mal famée, surgit Wolfgang. L'Allemand s'éprend aussitôt d'Alba. Entre eux, pourtant, il s'agira moins d'adultère que de crime...

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