Anna Gavalda , pour son dernier livre, "Billie" , publiéaux Editions Le Dillettante.

Billie
Billie © Radio France / Anna Gavalda

"Billie, ma Billie, cette petite princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris".

Lyonel Trouillot , pour son nouveau roman, "Parabole du failli" , publié aux Editions Actes Sud.

Parabole du failli
Parabole du failli © Radio France / Lyonel Trouillot

Alors qu’il semble enfin devoir connaître le succès, Pedro, un jeune comédien haïtien en tournée à l’étranger, se jette du douzième étage d’un immeuble. Dans son pays natal, l’un des deux amis avec lesquels il partageait au hasard des nuits un modeste appartement aux allures de bateau-ivre tente alors, entre colère et amour, de comprendre les raisons de ce geste, au fil d’une virulente adresse au disparu, comme pour remplir de son propre cri le vide laissé par celui qui déclamait dans les rues de Port-au-Prince les vers de Baudelaire, Éluard ou Pessoa, faute de croire aux poèmes que lui-même écrivait en secret et qu’il avait rassemblés sous le titre : “Parabole du failli”. Un homme est tombé, qui n’avait pas trouvé sa place dans le monde d’intense désamour qui peut être le nôtre : dans l’abîme que crée sa disparition s’inscrit l’échec du suicidé mais aussi de celui qui reste, avec sa douleur et ses discours impuissants. À travers ce portrait d’un homme que le terrifiant mélange du social et de l’intime a, de l’enfance au plongeon dans le vide, transformé en plaie ouverte au point de le contraindre, pour être lui-même, à devenir tous les autres sur la scène comme dans la vie, Lyonel Trouillot, dans cette nouvelle et bouleversante “chanson du mal-aimé”, rend hommage à l’humanité du désespoir, à l’échec des mots qui voudraient le dire mais qui, même dans la langue du Poète, ne parviennent jamais à combler la faille qui sépare la lettre de la réalité de la vie.Philippe Geluck pour "Peut-on rire de tout?" , publié aux Editions Jean-Claude Lattès.

<img src="https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2013/09/e195e9bd-25e0-11e3-9f7b-782bcb6744eb/640_9782709636490-g.jpg" alt="Peut-on rire de tout?" width="250" height="380" />
Peut-on rire de tout? © Radio France / Philippe Geluck
Peut-on rire… du physique des gens, du malheur des autres, des pauvres, des riches, des vieux, des jeunes, des arabes, des juifs, des politiques, des autres, de soi-même, du Pape, de Dieu… ? A cette question, aussi longue que délicate, Philippe Geluck répond « oui », un grand « oui » qui se décline en nuances, en éclats de rire, en commentaires révoltés ou en exemples personnels. Le créateur du Chat évoque tous ces sujets « tabous », ces sujets qui « ne prêtent pas à rire » avec son ton, son impertinence, son envie toujours plus grande de rire des autres et de lui-même. Dans ce livre, Philippe Geluck interpelle le lecteur, l’invite à rire, à trouver par le rire la bonne distance, un regard neuf, à se méfier de ce qui « ne se fait pas », de ce qui « ne se dit pas » ou du politiquement correct.### Et les chroniques des libraires:

Manon Trépanier , de la librairie "Alire", à Longueuil, au Québec , pour "Des voix stridentes ou rompues" , un recueil de poèsie de Martine Audet , publié aux Editions Noroit.Qu’est-ce que je dis dans ce que je tais ? Qu’est-ce que je tais dans ce que je dis ? Lié à la nécessité de dire autant qu’à son incapacité, Des voix stridentes ou rompues est un recueil qui se déploie à même le remous, la violence inévitable de toute apparition, de toute disparition, afin de rendre compte de cette tension que le cœur anime comme un appel.

Chaque poème étant semblable à une pierre de parole et de silence ou plutôt à l’onde que soulèverait cette pierre jetée dans le puits de la voix, chacune des sections du recueil tente, par le mouvement ainsi créé, d’atteindre la limite renversante et révélatrice de notre présence au monde, et ce, au risque du terrible, mais aussi face aux beautés les plus prenantes.

Annick Dor , à Bruxelles , pour "La Confrérie des chasseurs de livres" , un roman de Raphaël Jérusalmy , publié aux Editions Actes Sud.Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d’histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d’un émissaire du roi, il est loin d’en espérer plus qu’un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l’évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d’abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s’installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome. Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu’aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d’en bas, dans un vaste jeu d’alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l’humanisme et la liberté. Grégoire Courtois , de la librairie "Obliques", à Auxerre , pour "La barricade, histoire d'un objet révolutionnaire" , un essai d'Eric Hazan , publié aux Editions Albin Michel.La Barricade Intermittente par nature et devenue symbole des combats de rue, la barricade est le lieu d'histoires singulières, souvent poignantes. Amas d'objets disparates, barriques (dont elle tire son nom), planches, moellons, charrettes, elle offre à un peuple d'ouvriers, d'enfants, de cantinières le moyen de s'opposer au pouvoir, bouleversant à chaque fois l'espace de la ville. Journée des barricades de 1570, barricades de la Fronde ou des canuts, barricades de la Commune : l'histoire de France, et plus encore celle de Paris, est marquée par ces objets hétéroclites et provisoires. Dans un récit documenté et foisonnant, Eric Hazan livre une passionnante histoire de la révolte populaire dont la barricade est devenue l'emblème.

Laura Sanchez , de la "Librairie du boulevard", à Genève, en Suisse , pour "L'ombre de chacun" , un album jeunesse de Mélanie Rutten , publié auxEditions Memo.C’est l’histoire d’un cerf mélancolique, d’un chat sportif, d’un petit soldat perdu, d’un lapin pas assez grand et d’une ombre muette. Leurs routes se croisent et cheminent ensemble vers une montagne, près d’un volcan, au fil d’une rivière souterraine et sous la voûte étoilée...

Un récit initiatique, où les personnages apprennent à vivre ensemble, en confrontant leurs points de vue sur la séparation, le manque et le changement. Un livre dans lequel il est question du temps, des astres, de la peur et de comment grandir.

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