Aujourd'hui nous parlerons du livre déchirant de Sorj Chalandon, nous ferons une halte aux Antilles et il sera question du roman amoureux de Corinne Desarzens.

Sorj Chalandon pour "Le Jour d'avant", aux éditions Grasset

« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.

Séquence Livre de poche:

Pia Petersen pour "Un écrivain, un vrai", aux éditions Bale/Actes Sud

Un écrivain, un vrai, c’est le titre de l’émission de téléréalité dont Gary Montaigu a accepté d’être la vedette. Une équipe technique s’est installée chez lui et le filme en permanence ; au fil de rendez-vous quotidiens, les téléspectateurs sont invités à intervenir sur l’intrigue de son roman en cours. Auteur populaire et reconnu par ses pairs, Gary est au faîte de sa carrière. S’il s’est prêté au jeu, c’est par ambition mais aussi par amour sincère de la littérature, dans la conviction que la petite lucarne a le pouvoir d’inoculer le virus de la lecture dans tous les foyers. Quelques mois plus tard, il a déserté la vie publique, n’écrit plus rien de bon et reste enfermé chez lui, dans un fauteuil roulant… Aurait-il sous-estimé les effets de la médiocrité télévisuelle ? Avec une ironique clairvoyance, Pia Petersen interroge le rôle de l’artiste dans nos sociétés contemporaines interactives. Face au simplisme démagogique et aux charmes fallacieux du storytelling, elle plaide avec détermination pour la complexité de la pensée, la liberté de créer sans le souci de séduire, sans renoncement, sans concessions.

Corinne Desarzens pour "Le Soutien-gorge noir", aux éditions de l'Aire

L’un était fait pour vivre une vie papillonnante de célibataire. L’autre l’aimait. Un Hongrois. Mais elle a épousé le premier. Elle a écrit au second pendant cinquante-cinq ans, en allemand. Quand elle est morte, celui qui l’aimait m’a demandé s’il pouvait continuer, oui, à échanger des lettres. Cela a duré huit ans. Quand il est mort, aucun verre de vin, rien, nichts. Ce mot sifflant qu’il fallait combattre. Et puis elle, c’était ma mère.

Reportage à Marie-Galante avec l'auteur Max Ripon sur les traces du poète Guy Tirolien, et de sa femme, Thérèse Tirolien (à l'occasion du centenaire de la naissance du poète).

Avec les « coups de cœur » et les « coups de gueule » des libraires francophones :

Retrouvez les liens des différents organismes via lesquels vous pouvez faire un don aux Antilles:

Programmation musicale :

  • "C'est le bonheur", Les Paris Bamako (M, Oxmo Puccino et Amadou et Mariam)
  • "Je rêve d'ailleurs", Lady Sir (Gaëtan Roussel et Rachida Brakni), Barclay
  • "Libérations terribles", Petit fantôme, Because (découverte francophone
  • "Ua Roa Te Tau", Vaiteani (bonus créole)
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