Véronique Ovaldé nous parle de son dernier roman, "La grâce des brigands" , publié aux Editions de l'Olivier.

La grâce des brigands
La grâce des brigands © Radio France / Véronique Ovaldé

Maria Cristina Väätonen a seize ans lorsqu’elle quitte la ville de son enfance,une bourgade située dans le grand Nord, entourée de marais et plongéedans la brume la plupart de l’année. Elle laisse derrière elle un père taciturne,une mère bigote et une soeur jalouse, pour s’installer à Santa Monica (LosAngeles).C’est le début des années 70 et des rêves libertaires. Elle n’a pas encoreécrit le roman dans lequel elle réglera ses comptes avec sa famille, et qui lapropulsera sur la scène littéraire. Et elle n’est pas encore l’amante de RafaelClaramunt. Séducteur invétéré, cet excentrique a connu son heure de gloireet se consacre désormais à entretenir sa légende d’écrivain nobélisable.Est-il un pygmalion ou un imposteur qui cherche à s’approprier le talent deMaria Cristina Väätonen ?

Un entretien avec Michel Tremblay , dans la gare de Windsor, à Montréal, pour son roman "Au hasard la chance" , publié aux Editions Actes Sud.

Au hasard la chance
Au hasard la chance © Radio France / Michel Tremblay

En 1925, la grande Ti-Lou, la célèbre Louve d’Ottawa, rentre à Montréal. Après une carrière fructueuse au Château Laurier, dans la suite royale où elle a reçu diplomates et hommes du monde, politiciens et ministres du culte, elle plie bagages et file en douce, ses valises rondes d’une épargne acquise au prix de son corps. Diabétique impénitente, toujours fantasque, damsel in distress , Louise Wilson-Desrosiers aura été une guidoune fière, libre, exemplaire… Lorsqu’elle débarque dans la salle des pas perdus de la gare Windsor, elle se demande quelles surprises la vie peut bien lui réserver. Se présentent alors cinq avenues, cinq destinées possibles qui comportent leur lot de risques et d’occasions, de bonne et de moins bonne fortune. Mais dans chacune de ces existences, Ti-Lou devra composer avec plus que le hasard et la chance, car au détour des avenues l’attendent le couteau de la solitude et, pire encore, la peur de se laisser aimer.

Louis-Philippe Dalembert nous raconte "Ballade d'un amour inachevé" , publié aux Editions Mercure de France.

Ballade d'un amour inachevé
Ballade d'un amour inachevé © Radio France / Louis-Philippe Dalembert

Avril 2009 : la terre tremble en Italie. Dans un village des Abruzzes, un couple mixte, Azaka et Mariagrazia, attend dans la joie l’arrivée de son premier bébé. Sous le regard réprobateur des uns, opposés à la présence des étrangers dans la région, et la curiosité bienveillante des autres.

Si les secousses tendent à exacerber les tensions, elles viennent rappeler à Azaka un épisode traumatisant de son enfance : un autre séisme, à l’autre bout du monde, pendant lequel il fut enseveli sous les décombres. L’histoire se répéterait-elle ? Où qu’il soit, doit-il redouter la colère de la Terre ? Des questions que pour l’heure il refuse de se poser : bientôt il sera père, le bonheur ne lui échappera pas…

Et les chroniques des libraires:

Manon Trépanier de la librairie "Alire", à Longueil, au Québec , pour "Traces" , un polar d'Anna Raymonde Gazaille , publié aux Editions Leméac.

L'inspecteur Paul Morel et son équipe du Service de police de la Ville de Montréal ont sur les bras un nouveau meurtre. Celui d'une femme de carrière, célibataire, retrouvée assassinée dans son condo de L'Île-des-Soeurs, le corps exposé dans une mise en scène choquante. Seule piste : la victime était inscrite à un site de rencontres pour femmes d'âge mûr, Dare a Cougar. Les coupables potentiels sont donc aussi nombreux qu'insaisissables, des prédateurs anonymes, disséminés sur la grande Toile... Bientôt, un meurtre au modus operandi semblable aura lieu. Puis un autre. Pendant que l'enquête piétine et que l'angoisse monte, un personnage inquiétant, voyeur impénitent, se retrouve aux premières loges, témoin bien malgré lui.

Annick Dor , à Bruxelles , pour "Le divan de Staline" , un roman de Jean-Daniel Baltassat , publié aux Editions du Seuil.

  1. Borjomi, Géorgie.

Pour quelques jours, Staline se retire au pays natal dans le palais décadent de feu le grand duc Mikhailovich. À la demande de la Vodieva, qui prétend l’avoir toujours aimé et ne lui avoir jamais menti, il y reçoit le jeune peintre prodige du réalisme socialiste, Danilov, concepteur d’un monument d’éternité à la gloire du Petit Père des Peuples.

Dans le bureau ducal, un divan identique à celui de Freud à Londres. Même kilims sur la couche et aux murs. Voilà comment les choses vont se passer : pendant que Danilov subira les interrogatoires du redoutable général Vlassik, Staline s’installera sur le divan et la belle Vodieva prendra le fauteuil. Elle pratiquera la prétendue technique d’interprétation des rêves du charlatan tandis que lui se souviendra de ses histoires de nuit. L’enfance, sa mère, les femmes. Et surtout, le plus grand des pères menteurs : Lénine. Mais qui, mieux que Iossif Vissarionovitch Staline, saurait faire d’un mensonge une vérité et d’une vérité le mensonge ?

Florence Bourdin , de la librairie "Mot de passe", à Neuchatel, en Suisse , pour "La maîtresse a de grandes oreilles avec des poils dedans" , un livre jeunesse, avec des textes de Nathalie Dargent et des illustrations de Mélanie Allag , publié aux Editions Milan.

C'est la rentrée à l'école de la ferme. Une nouvelle institutrice est attendue... Les petits craignent de voir arriver un loup, puis ce sont les parents qui s'inquiètent : c'est une hyène... Sont abordées les inquiétudes de la rentrée, ainsi qu'une réflexion sur le racisme.

Grégoire Courtois , de la librairie Oblique, à Auxerre , pour "D'ombre et de poussière: les soldats français en Afghanistan", un Beau-Livre, avec des textes de Sylvain Tesson et des photographies de Thomas Goisque ,publié aux Editions Albin Michel.

Il est 6 heures du matin, le soleil s'est hissé au-dessus des herses de l'Hindou-Kouch. Déjà, il brille férocement. "Le soleil est aveugle", écrivait Malaparte. Aveugle envers ceux qui combattent sous sa lumière, indifférent à l'enfer que les hommes inventent dans son ombre. (...) L'aube révèle le décor que la tragédie s'est choisi : une montagne de rouille couronnée de neige, un désert de lœss qui sert de tapis aux éboulis de grès et l'oasis jade d'un village - amande dans la poussière. L'Afghanistan est la patrie de l'éternel retour : les armées s'y succèdent, s'y enlisent, en repartent. Et reviennent.

Album de photographies légendées constituant un témoignage sur le quotidien de la guerre en Afghanistan et une réflexion plus large sur ce conflit qui s'enlise depuis de nombreuses années.

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