Rediffusion du 27/12/2013

La crise s'efface, les bons jours sont de retour. Les orchestres poussent comme des champignons, celui de Benny Goodman les dépassant tous d'une tête. C’est la vague du swing, que renforcent le cinéma, la radio, les 150000 juke-boxes du pays et l'industrie du disque - dix fois plus de disques vendus aux Etats-Unis en 1940 qu'en 1930.

Charlie Parker, Tommy Potter, Miles Davis, Dizzy Gillespie and Max Roach au "Three Deuces" à New York en août 1947
Charlie Parker, Tommy Potter, Miles Davis, Dizzy Gillespie and Max Roach au "Three Deuces" à New York en août 1947 © The William P. Gottlieb Collection / William P. Gottlieb

Le temps de la prospérité est aussi celui de la légitimité. C'est John Hammond, un homme bien mis qui ne boit que de l'eau gazeuse, qui contribue le plus à construire au jazz une réputation de grande musique et lui ouvre même, en 1938, les portes de Carnegie Hall.

Quand, après l'entrée en guerre, le swing sera à son tour recouvert par le bop, Hammond et, en même temps que lui, bien des témoins d'une génération se retireront. Viendra Charlie Parker, l'oiseau : son vol se terminera vite en piqué. Le style du jazz, c'est la rapidité.

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