Observez le village, la petite ville où vous vous trouviez peut-être hier.

Il y a un demi-siècle, obligation pascale aidant, l'église, le temple connaissait une belle affluence. Et, par voie de conséquence, l’épicerie et le café dans son voisinage.

Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte de Georges Seurat - 1884-1886
Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte de Georges Seurat - 1884-1886 © cc / Institut d'art de Chicago

Aujourd'hui, la pratique religieuse a beaucoup diminué et les commerces de proximité se sont raréfiés. Surtout, la place du village témoigne de l'éparpillement de nos comportements. S'y égrènent au long du dimanche les activités diverses des uns et des autres. Les randonneurs s'y sont fixé rendez-vous tôt le matin, les joggers courent à toute heure. Passent des pêcheurs - c'est la période d'ouverture. Ils saluent les bricoleurs qui sont restés chez eux.

Des motocyclistes font étape. Parfois se tient un vide-greniers : les vieilles cartes postales et les photos sépia indiquent que la place contenait chaque septième jour un rassemblement beaucoup plus prévisible.

Le dimanche est devenu un jour ouvert. Pour autant, peut-il n'être qu'un jour ouvrable en sus ? Un jour d'achats et de croissance en plus, comme cela nous est souvent suggéré ? Ce serait faire fi de sa longue histoire...

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