Affiche publicitaire de l'Orient-Express
Affiche publicitaire de l'Orient-Express © domaine public

Les princes et les maharadjahs le fréquentaient mais Agatha Christie notait qu'on y rencontrait non seulement" toutes les classes": aux cotés du riche Hercule Poirot, combien de simples gouvernantes et de modistes ?

Son origine est à chercher en 1883. Le Train Express d'Orient - c'est son premier nom - s'élance alors de la gare de l'Est vers Istanbul. "S'élance"...Le mot est excessif. Le convoi est bien modeste : cinq wagons. Quant à la vitesse, elle est ce qu'elle peut être: le prince Bibesco se rengorgeait parce que l'Orient-Express mettait quatre heures à traverser ses propriétés en Roumanie.

Les années passant, le train devient réseau. Au prix d'un transbordement sur le Bosphore, il se prolonge jusqu'à Alep et Bagdad et même jusqu'au Caire. Il symbolise la première mondialisation, à dominante européenne.

L'été 1914, un contrôleur serbe aurait osé vérifier l'identité du roi de Bulgarie qui se trouve à bord. C'est le signe que la guerre commence. Ressuscité après le traité de Versailles, l'Orient-Express vit dorénavant sous la menace de la segmentation. En 1953, la liaison directe avec Istanbul est rétablie mais, à ce moment-là, c'est à Orly qu'il faut aller chercher le luxe. En 1977, les derniers voyageurs à l'emprunter sont des touristes pauvres et des immigrés.

En 2014, il demeure une marque et les rêveuses classes moyennes d'aujourd'hui considèrent avec nostalgie sa locomotive et quelques-uns de ses wagons qui reposent, immobiles, sur le parvis de l'Institut du monde arabe à Paris.

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