Elections presidentielles de 1965. Le General de Gaulle sort vainqueur avec 44,6% face a Francois Mitterand (31,7%).
Elections presidentielles de 1965. Le General de Gaulle sort vainqueur avec 44,6% face a Francois Mitterand (31,7%). © Sipa / DALMAS/SIPA

85% de participation ! A l’idée de pouvoir choisir eux-mêmes, pour la première fois, entre six candidats à l’Elysée, la curiosité des Français est comme piquée. La période préparatoire a été longue, parfois confuse. Mais le 19 octobre, un candidat centriste, qu’on cherchait depuis longtemps, pointe enfin : ce sera Jean Lecanuet, peut-être le plus surprenant de tous. Et le 4 novembre, le sortant, de Gaulle, se déclare enfin.

Sans doute le général a-t-il, dans un premier temps, conçu ce scrutin comme un referendum de plus. Mais les électeurs se sont pris au jeu et entendent se reclasser dans les couloirs de leur choix, quitte à revenir dans leur famille d’origine politique d’origine, telle qu’elle était avant le gaullisme. Comme Lecanuet, François Mitterrand, qui a fédéré les gauches, communiste et non communiste va en tirer bénéfice.

Lorsque commence la campagne officielle à la radio et à la télévision, la curiosité devient passion. Depuis des années, l’information était contrôlée et, soudain, chaque candidat d’opposition dispose de deux heures d’antenne. Les Français ont l’impression de sortir de la prohibition. Seulement un tiers des foyers disposent d’un petit écran mais on organise des télé-parties entre voisins !

Le général de Gaulle ne l’emporte qu’au second tour. La radio et la télé, devenues les mamelles de la France, sont les mieux élues. L’hyper-présidence qui va se construire peu à peu repose sur la communication. C’est ensuite la communication qui la minera de l’intérieur. Le choix qui a été fait d’élire le président au suffrage universel direct a aussi son revers.

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