Semaine spéciale « La vie des animaux » 5/5

Le kiosque - gravure de Heinrich Leutemann - 1863
Le kiosque - gravure de Heinrich Leutemann - 1863 © domaine public

Une demi-douzaine de pays, le dernier en date étant la Belgique, refusent déjà, partiellement ou totalement, la présence des animaux sous les chapiteaux. Le motif mis en avant est évidemment la protection de leur santé et de leurs droits et l’exemple couramment mis en avant celui du cirque du Soleil, qui obtient beaucoup de succès en se passant d’eux.

Pour fonder ces comportements nouveaux, la comparaison est aussi faite entre les cirques et les zoos : dans les deux cas, n’a-t-on pas affaire à des animaux en captivité ?

Cependant, on pourrait aussi, légitimement, faire le parallèle avec les autres types de spectacle. Quand il figure sur une scène - ou un écran, il est normal que l’animal relève d’une réglementation, comme ses autres partenaires de tout poil. Mais ce qui est plus intéressant, c’est que l’homme ne peut prétendre à le faire tenir dans un rôle. L’animal n’est plus un interprète. Dans la tradition du cirque, il est dressé, il va où on lui a appris à aller, jusque dans un cercle enflammé s’il le faut. Au théâtre mais aussi bien chez Zingaro, Dromesko ou Bartabas, il n’est pas un interprète qui respecte des indications. Il est juste dès lors qu’il est naturel. Il est, au-dessus des règles de la fiction. Imprévisible.

En priver les spectacles pour n’y laisser que ce qu’ont conçu et prévu les hommes serait une grave perte.

Evénement(s) lié(s)

Le cirque Arlette Gruss fête ses 30 ans

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.