Annonce de l'abolition du régime impérial devant le palais du corps législatif à Paris le 04/09/1870 par J. Didier et J. Guiaud
Annonce de l'abolition du régime impérial devant le palais du corps législatif à Paris le 04/09/1870 par J. Didier et J. Guiaud © domaine public / Musée Carnavalet

Autorité, effort, mérite, identité…Encore un peu de patience et dans la vaste demeure des Républicains, peut-être l’égalité et la fraternité trouveront-elles davantage de place…

Les « valeurs », c’est, pour les philosophes, une vaste question. En éthique, c’est ce qui est supérieur à tout prix, n’a pas d’équivalent, est intrinsèquement bon. Le grand allemand Max Weber dit que, dans cette morale de conviction affichée, il y a beaucoup plus d’irréalisme qu’on ne veut bien le dire.

Il est vrai que le même Max Weber doute aussi de la vision républicaine que nous avons de la nation. Fondée sur la citoyenneté, à l’exemple de Jean-Jacques Rousseau. Sur la mémoire aussi : nous sommes ce qu’ont été nos aïeux et tentons d’être dignes d’eux.

Aujourd’hui, l’immigration et la laïcité, constituées soudain comme les deux problèmes majeurs, introduisent de multiples fractures dans cette conception. Chez les Républicains, Alain Juppé, le candidat de la sagesse, tente d’expliquer qu’on peut trouver des «accommodements raisonnables», Nicolas Sarkozy, le candidat de la prouesse, réclame l’assimilation tandis que, pour Bruno Le Maire, le candidat de la promesse, «la réaffirmation de notre histoire est la condition de la réussite de l’intégration des personnes immigrées ». Accommodements, assimilation, intégration, tout cela tire à hue et à dia. On voit bien que les Républicains n’ont pas de singulier.

Et la République, on parle d’elle au singulier mais, dès le départ, elle ne ressemble pas nécessairement à la couverture de « roman national» qu’on voudrait nous faire lire aujourd’hui.

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