André Malraux
André Malraux © Feuillu / Feuillu

Le bonheur, c'est assommant et, de toute façon, ça ne dure pas plus qu'une boite d'allumettes.

La grandeur seule permet d'être à hauteur de l'histoire mais la grandeur est implacable.

Dès les années trente, Malraux en fait l'expérience dans le combat antifasciste, en Espagne tout particulièrement.

Dès lors que la Résistance devient guerrière, il la rejoint, à sa manière, aussi spectaculaire que tardive. Il en gardera le souvenir de la beauté triste des frères disparus qui attendent de l'autre côté du temps.

Jusque là, il était d'abord un animal du risque. C'est seulement ensuite, auprès de Charles de Gaulle, qu'il vivra l'accomplissement de sa vie politique. Il se représentait comme celui qui aidait le général à tirer de la France ce qu'elle porte en elle. Ou plutôt, l'histoire étant par nature tragique, comme celui qui, à ses côtés, tentait de dresser la France contre la fin d'un monde.

Nous allons aujourd'hui interroger cette présence inouïe, auprès du général, d'un ministre du Verbe et de la Culture qui se concevait tout à la fois, et avec la même bonne foi, comme un vassal et un génie.

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