Au plus fort de l’empire ottoman, la gestion du vaste espace kurde qui s’étendait à ses confins pouvait être assez élastique.

Villageois du Kurdistan irakien dans un champs près de la frontière turque en 2007
Villageois du Kurdistan irakien dans un champs près de la frontière turque en 2007 © cc / James Gordon

Une fois la Première Guerre achevée et les promesses d’autonomie démenties, changement de régime géopolitique : les kurdes se retrouvent pris dans le carcan de quatre états ; les promesses d’autonomie ne sont tenues par aucun : ils constituent une vaste colonie partagée entre quatre états : la République de Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak.

Les incertitudes de la fin de la seconde Guerre permettent à une première république kurde de naître en Iran en 1946 mais elle ne dure qu’un an. C’est en Irak que les kurdes se donnent les meilleurs moyens d’atteindre leur autonomie. Leur guérilla des années 1960 est l’une des plus structurées de l’époque et, depuis les années 1990, autour d’Erbil et de deux autres villes, ils gèrent une région qui leur appartient comme ils le feraient d’un état.

Jusqu’ici, ils étaient encore regardés comme une périphérie mais la percée soudaine de l’« état islamique » et l’effondrement du régime de Bagdad les rendent soudain indispensables et les mettent au centre des préoccupations internationales. La construction étatique qu’ils poursuivaient va-t-elle enfin pouvoir dire son nom ? Sauf qu’il faut qu’elle tienne, face aux djihadistes. Le Kurdistan irakien se préparait à d’autres défis, économiques, politiques et il lui faut une fois encore mobiliser les vertus guerrières de ses peshmergas. Cette fois, avec la bénédiction d’un peu toutes les puissances du monde.

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