Instruction : lancer de grenade
Instruction : lancer de grenade © <a target="_blank" href="https://www.flickr.com/photos/pierbou/2105877968/in/photolist-" target="_blank">CC BY Pierre Boureau</a>

Quand Jacques Chirac, il y a vingt ans, prend la décision de suspendre le service national, celui-ci avait souvent d’autres formes que le service militaire. L’intention affichée alors était d’ailleurs de ne pas les abandonner et de leur trouver un nouveau nom. En 2010, ce sera le service civique, qui concerne à présent quelque 40 000 volontaires.

En 1995, l’opinion, en même temps qu’elle soutenait le passage à l’armée de métier, souhaitait la généralisation du service civique. Aujourd’hui, les Français sont encore plus nombreux à penser que les jeunes doivent d’une manière ou d’une autre reconnaître leur dette à la République.

Sauf que le coût de l’organisation serait si lourd qu’il alourdirait singulièrement cette dette… 700 000 garçons et filles à gérer chaque année…Où les mettre ? Comment les encadrer ? Que leur faire faire ?

Reviennent alors à notre mémoire des images mêlées : la caserne non pas creuset du pays mais lieu antidémocratique. En réalité, la France qui se souvient du service comme instrument d’intégration, a rarement été à l’unisson quand il s’agissait d’en débattre et de l’effectuer.

Et il n’est pas étonnant qu’elle se divise de nouveau aujourd’hui quand il s’agit de proposer des solutions de remplacement.

Demeure un socle. Le service militaire personnel, tel qu’esquissé à partir de 1872 seulement, n’a plus cours mais l’appel sous les drapeaux est toujours possible. Et la conscription, c’est-à-dire l’inscription sur des registres de citoyenneté, obligatoire depuis 1798, n’est pas abolie : si elle a été révisée, c’est même pour être étendue aux filles.

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