Tout au long de janvier, Nicolas Sarkozy décentralise la présentation de ses vœux, de Lanvéoc-Poulmic à Cayenne, en passant par l'Ariège et le Haut-Rhin. Et il conserve, en outre, une demi-douzaine de cérémonies à l'Elysée, par exemple pour les magistrats et les autorités religieuses.

Le rituel des vœux se segmente en même temps qu'il s'allonge et se complexifie.

La cérémonie télévisée, en revanche, reste intangibles. Comme congelée. Les candidats à la présidence présentent leurs vœux sur le net avec une certaine fantaisie, parlant l'une brièvement devant son feu de cheminée, l'autre 50 minutes depuis sa salle à manger. La circulation de leurs propos s'opère horizontalement, chacun ne manquant pas d'y joindre ses commentaires. Le chef de l'état, lui, continue de parler seul le 31 décembre depuis son palais. Dans dix ans, peut-être n'y aura-t-il plus de téléspectateurs pour participer en direct au rituel mais il se perpétuera tout de même. Les liturgies qui tolèrent difficilement les réformes refusent absolument l'interruption.

Elles ne détestent pas en revanche être observées d'un œil curieux. Les vœux télévisés ont fait déjà l'objet de deux thèses, d'une pièce de théâtre ironique et mélancolique, de livres nombreux. Et maintenant d'une anthologie présentée par notre invité, Xavier Patier.

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