Sous l’Ancien Régime, l’almanach qui surgissait de la boîte du colporteur était un lieu de mémoire et de savoir. Mais nos agendas d’aujourd’hui ont perdu cette vocation. Dommage.

Almanach prophétique de 1851
Almanach prophétique de 1851 © Getty / Science and Society Picture

Sous l’Ancien Régime, l’almanach qui surgissait de la boîte du colporteur était un lieu de mémoire et de savoir : à chaque occasion que permettait le rappel des jours et des saisons, le passé y était conté. Nos agendas d’aujourd’hui ont perdu cette vocation. Dommage. Pour rappeler l’an 2016, ils auraient pu dire, par exemple, que la France y a inventé le divorce sans juge, la manifestation qui tourne en rond autour du bassin de l’Arsenal, la garde alternée avec les Pays-Bas pour les tableaux de Rembrandt.

Il arrive toutefois que surnagent dans le vocabulaire contemporain des termes des almanachs d’autrefois. L’ "alignement des astres", par exemple, est une référence très à la mode : tel alignement des astres ouvrirait des opportunités à tel poulain de la politique… Justement, les antiques almanachs, qui se vendaient en même temps que le Petit et le Grand Albert, manuels fameux de sorcellerie, adoraient l’astrologie et les prédictions.

Ce serait si bien que l’agenda contemporain, avec ses repères horaires stricts pour noter nos rendez-vous, sa disposition rectiligne qui ne nous invite qu’à la prise de décision, redevienne sinueux et malicieux, comme l’almanach d’autrefois. En un mot, qui était lourd de sens : malin !

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