Dans la mémoire des Français, Pie XI (1922-1939), c’est celui qui, au long d’un pontificat de 17 ans, a condamné l’Action française, béni les mouvements d’Action catholique et canonisé Thérèse de Lisieux. Mais la mission du Vatican est mondiale et Pie XI entendait l’exercer par tous les moyens dont il disposait : il en ajouta même de nouveaux, du disque à la radio.

La plus grande pente que suit d’ordinaire le Vatican, c’est l’accommodement avec les états afin de maintenir les possibilités d’action de l’Eglise. Pie XI signa ainsi…onze concordats dont l’un avec l’Italie fasciste qui lui permit de retrouver le statut d’état indépendant perdu en 1870 et un autre encore avec le IIIe Reich débutant en 1933.

En revanche, la reconnaissance mutuelle un moment espérée avec l’URSS s’avéra impossible. Longtemps, d’ailleurs, le communisme fut considéré par Pie XI comme le principal danger, l’avatar ultime de la Révolution française dévastatrice. Mais, progressivement, il vit dans le régime fasciste qui se brutalisait en Italie et dans le nazisme surtout un culte du surhomme et de la race qui contredisait radicalement le message d’humanité du christianisme. Face aux persécutions des juifs, il en vint même à redécouvrir l’antique rapport de l’Eglise et de la Synagogue.

Les dernières années du pape furent consacrées à ce combat. Juste avant sa mort, en février 1939, on attendait encore de lui de nouvelles interventions encore plus fermes. A dire le vrai, personne, en revanche, n’espérait la même chose de son successeur. Pie XII était parfait pour le calcul et d’abord celui des voix cardinalices : « c’est ce qui fait qu’il fut pape et le pape qu’il fut. »

Evénement(s) lié(s)

CONFÉRENCE INTERNATIONALE L’ENCYCLIQUE MIT BRENNENDER SORGE 14 MARS 1937

Deux grandes séances parlementaires reconstituées par la Comédie Française

Les liens

"Colloque à Brest. Le choc entre nazisme et catholicisme" - Le Télégramme

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