Vif débat au Conseil de Paris le 23 avril. Edith Gallois, UDI, interpelle la municipalité. On aurait pu nommer la voie sur berge aménagée entre Orsay et Branly "Promenade des Impressionnistes" : cela aurait été fédérateur, non ? Eh bien, la municipalité a choisi... André Gorz !

André Gorz
André Gorz © Editions Galilée

Madame Gallois, se tournant vers la gauche, interroge : "Qui, dans cet hémicycle savant, l'a lu?" A cet instant du débat, elle aurait pu appeler à la rescousse cette déclaration récente d'Emmanuel Todd : "Une des caractéristiques des hautes sphères du PS, c'est qu'elles ne lisent pas." Mais madame Gallois connait-elle Emmanuel Todd ?

Or, ajoute Todd, "la réalité est dans les livres" . Quand on ouvre ceux d'André Gorz, on peut s'en persuader. Dès 1975, "Ecologie et politique" : il a été l'un des défricheurs de ce terrain. 1980 : "Adieux au prolétariat" : il n'a cessé depuis d'imaginer les "métamorphoses du travail", persuadé que le travail traditionnel pouvait être remplacé par un autre, libérateur. Retenez aussi cet autre titre : "Misères du présent" mais "richesses du possible" : en compagnie de Gorz, madame Gallois, on est moins vieux qu'il y a vingt ans...

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