Jean Zay
Jean Zay © Radio France

Les classes populaires avaient peu tiré parti de la relance des années 20 et beaucoup souffert de la dépression des années 30.

Les ligues nationalistes d’extrême droite gagnaient du terrain à mesure qu’en Europe, grossissaient les orages. Au-delà du Rhin, Hitler fourbissait ses armes.

S’il avait pu l’emporter aux élections, c’est que le Parti communiste allemand avait joué la carte de l’isolement, rendant impossible le rapprochement avec la social-démocratie.

Mais voici que Staline, tirant – tardivement- la leçon de cette catastrophe, autorise les communistes français à se joindre aux socialistes et aux radicaux dans le cadre d’une politique de main tendue puis de Front populaire.

L’alliance des gauches l’emporte au second tour des législatives, le 3 mai 1936.

Avant même que le gouvernement du socialiste Léon Blum n’ai pu être investi le 4 juin, un gigantesque mouvement de grève se lève. Avec, fait inédit, une occupation massive des lieux de travail.

Le travail ne reprend qu’après la signature d’accords signés à Matignon, le siège, depuis peu, de la Présidence du Conseil. Le gouvernement a pris en charge une grande négociation sociale, de l’initiative à la conclusion.

Voilà déjà beaucoup de nouveau. Mais l’extension de la responsabilité publique va au-delà puisqu’elle concerne aussi ce que nous appelons aujourd’hui la culture.

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