La retraite de Moscou de Napoléon  par Adolph Northen
La retraite de Moscou de Napoléon par Adolph Northen © Hispa / Hispa

Le prince Koutouzov, redevenu commandant des troupes russes avait promis: non seulement nous ne laisserons rien à manger aux Français mais ils devront dévorer leurs chevaux...

Au moment où il disait cela, le vieil homme, qu'on identifiait à la défaite russe d'Austerlitz, n'imaginait pas qu'il réussirait au-delà de ses espérances. Jusqu'à déraciner le mythe de Napoléon.

La campagne de la Très Grande Armée qui regroupait au départ bien au-delà de la France dura 172 jours, aller-retour. Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1812, une voiture s'arrêta à l'entrée des Tuileries après être passée sous l'arc du Carrousel, privilège réservé à l'empereur ; les sentinelles eurent du mal à reconnaitre l'homme mal rasé qui en descendit : c'était... Napoléon.

Un Napoléon dévalué qui avait laissé derrière lui 200 ou 250000 de ses hommes morts et, surtout, ce qui comptait le plus pour lui : l'espoir d'accéder au rang de souverain accepté par les autres.

Quant aux Russes, ils avaient, comme toujours, laissé encore davantage de disparus sur le carreau. Mais, à l'intérieur, une grande nation cohérente était née qui, à l'extérieur, avait gagné ses galons de vraie puissance européenne.

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