En Chine, l’usage du tao est indispensable. Le taoïsme s’est maintenu contre vents et marées, malgré les empereurs mandchous et Mao. Il se déploie même de nouveau. Mais comment le définir ?

Nicolas Bouvier, le grand écrivain-voyageur, recommandait un certain usage du monde qu’il fondait sur le décentrement

La méthode Bouvier s’avère d’autant plus nécessaire lorsqu’on va vers un autre pôle de l’humanité - ce qu’est la Chine.

En Chine, l’usage du tao est indispensable. Le taoïsme s’est maintenu contre vents et marées, malgré les empereurs mandchous et Mao. Il se déploie même de nouveau. Mais comment le définir ? Comment même traduire les mots qu’utilise son incommensurable tradition, textuelle et humaine ?

La méthode de Patrice Fava peut surprendre. Elle va nous mener, à la façon d’un entrelacement, en Chine… et dans la montagne ardéchoise. Vous apprendrez que la montagne ardéchoise et la peinture chinoise peuvent ne faire qu’une : c’est une affaire d’œil. Et que la goutte d’eau qui tombe sur une feuille peut rendre le même ici et là-bas ; ce qui compte davantage, c’est la contemplation de la largeur de la feuille. C’est une affaire d’oreille. En somme, la Chine, c’est certes un pays autre mais aussi un concept dans lequel vous pouvez entrer par l’Ardèche. C’est une affaire de regard ; le voyage à l’extérieur vaut moins que la contemplation intérieure.

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