Ciano imaginait un espace qui irait de l'Adriatique à la Mediterranée et que l'Allemagne laisserait à l'Italie. Mais au moment même - mai 1939 - où il scelle avec le IIIème Reich l'alliance qu'il avait appelée de ses voeux, il comprend que le pacte d'acier mène à toute vitesse à la guerre et il commence à freiner des quatre fers. Le Führer ? "Il est content d'être Hitler parce qu'il peut parler tout le temps". Les Allemands ? Des dominants qui ne nous considèrent pas comme des partenaires. Le Duce ? Il faut le retenir dans ses aspirations à la gloire et faire valoir les arguments de la raison.

Galeazzo Ciano (au centre) à Munich le 29/09/1938 après l'annexion par le Reich allemand de la région des Sudètes
Galeazzo Ciano (au centre) à Munich le 29/09/1938 après l'annexion par le Reich allemand de la région des Sudètes © Bundesarchiv

Quand, en juin 1940, la politique de retenue de Ciano, plus conservatrice que fasciste, n'est plus suivie par Mussolini, il reste tout de même en place. Dans le même cabinet où il déclare la guerre à un nombre incalculable de pays, il tient un journal où il décrit les ressorts secrets qui sont les siens mais qui déterminent de moins en moins les évènements.

Ce journal fait l'objet, cette rentrée, d'une nouvelle édition.

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