18ème Congrès national du Parti communiste chinois en 2012
18ème Congrès national du Parti communiste chinois en 2012 © domaine public / Voice of America

Près de 7% des chinois appartiennent au Parti ! Des cellules innombrables, des organisations locales, régionales très dissemblables, des paysans et des ouvriers encore en grand nombre mais aussi un quart de femmes et les étudiants des meilleures universités qui entrent et dont on pourrait penser qu’ils vont régénérer la structure.

Mais cela ne suffit pas à en faire un espace politique. D’abord, selon le grand principe léniniste qui prévaut encore, le Parti et l’Etat se confondent largement, ce qui empêche le débat ouvert puisque les intérêts du pays sont de suite mis en avant. Par ailleurs, l’accumulation des pouvoirs de décision dont disposent les fonctionnaires du Parti a multiplié les occasions d’enrichissement illicite. Une majorité de chinois en est venue à penser que le vrai but des membres est leur ascension personnelle. Et ce ne sont pas les séances d’aveux des procès à grand spectacles retransmises par les télévisions qui peuvent renouveler le climat. Dorénavant, les conflits entre factions se règlent par l’accusation de corruption : dès qu’un dirigeant est en position de faiblesse, elle peut lui tomber dessus comme dans les partis léninistes vous pouviez être accusés à tout instant de trotskisme ou de cosmopolitisme.

En même temps, le Parti a accompagné le retour à l’indépendance et l’envol de la croissance, certes à sa façon, heurtée : une majorité de chinois continue de lui consentir cette double légitimité. Et elle imagine mal un autre système. Mais vient, peut-être, le moment où il va vraiment leur apparaître comme un frein. A l’heure où la Chine en difficulté économique doit se trouver un nouveau modèle de croissance, est-ce l’épreuve de vérité ?

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