A l’époque hellénistique puis romaine, Athènes n’avait plus d’importance politique mais ses maitres et ses méthodes influencèrent l’Empire entier. Le souci de la continuité était la marque principale de l’enseignement romain. On peut même parler de conservatisme.

Scène d'éducation sur une coupe attique à figures rouges du peintre Douris du Staatliche Museum de Berlin
Scène d'éducation sur une coupe attique à figures rouges du peintre Douris du Staatliche Museum de Berlin © Getty / Print Collector

Au début, il y eut Homère. La connaissance des aventures qu’il conta et des personnages qu’il peignit est fondamentale. Nous sommes au long de l’Antiquité dans une culture de l’oreille : Marcel Détienne parlait d’ « auralité ».

Sauf à Sparte dont l’exceptionnalité a longtemps fasciné, l’enseignement relevait du droit privé – ce qui ne signifiait pas que la cité ne s’en préoccupait pas.

Il a d’abord concerné les garçons mais ce n’est pas parce  que l’enseignement des filles est moins documenté qu’il n’a pas eu son importance - même à Sparte.

Après Homère, le nom de Socrate vient de suite à l’esprit mais, à bien y regarder, ce n’est pas le modèle de son disciple Platon qui l’a emporté. Les techniques de la rhétorique ont paru plus utiles que la recherche de la vérité.

A l’époque hellénistique puis romaine, Athènes n’avait plus d’importance politique mais ses maitres et ses méthodes influencèrent l’Empire entier. 

Le souci de la continuité était  la marque principale de l’enseignement romain. On peut même parler de conservatisme. Un conservatisme fondé sur la certitude que la société resterait au plus haut degré de civilisation permis par une éducation aussi raffinée que respectée.

Qui croyait à un effondrement ?

Il est vrai  cependant que Byzance continua la tradition jusqu’à notre Moyen Age dans une partie de l’Europe. Et qu’Homère ne fut jamais oublié.

Bibliographie

Éducation et culture dans le monde grec de Bernard Legras (Armand Colin).

Histoire de l'éducation dans l'Antiquité de Henri-Irénée Marrou (Seuil).

Histoire de l'enfance en Occident de Egle Becchi, Collectif, Dominique Julia (Seuil).

Chanson Esa Pekka Salonen d'après Sapho Tell everyone.

Les invités
  • Bernard LegrasProfesseur des universités en histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
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