Arrêt de la Cour du Parlement de Paris du 11 février 1774 contre un libelle de Linguet
Arrêt de la Cour du Parlement de Paris du 11 février 1774 contre un libelle de Linguet © domaine public

Mercredi, dans "Le Canard enchaîné", un dessin de Cabu. François Hollande sur une bécane, Manuel Valls à l'arrière, Ségolène Royal dans le side-car :

-Ségolène: Tu m'as bien arrimée, François ?

-François : T'inquiètes pas, j'ai l'habitude du scooter.

C'est ainsi. Derrière les apparences du pouvoir, il est plaisant de déchiffrer les jeux du sexe et de l'ambition brute. Et, à mesure que l'autorité se dégrade, cela devient notre habitude.

Et encore, au Canard, ne franchit-on pas certaines frontières qu'outrepassaient allègrement les libelles d'Ancien Régime. Ceux-ci pouvaient être courts : une goutte de poison dans un dé à coudre. Ou, aussi bien, se recomposer en volumes sans fin. Ce qui les caractérisait d'abord, c'était le goût des anecdotes, des portraits, des "nouvelles" qui n'avaient pas besoin d'être vérifiés. C'étaient des constructions sans fondations, sans auteurs facilement identifiables qui s'installaient dans l'espace public, au point d'y occuper une place dont les penseurs des Lumières auraient aimé disposer.

Comme aujourd'hui, sur la Toile, les séquences les plus visitées auxquelles nous amènent les algorithmes des moteurs de recherche.

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