Les pays qui, aujourd'hui, veulent se doter de l'arme nucléaire protestent hautement contre l'injustice du rapport de forces traditionnel issu de la guerre froide, lequel bride en effet leurs droits.

Gerald Ford et Léonid Brejnev signant un communiqué relatif à la limitation des armes nucléaires à Vladivostok le 24/11/1974
Gerald Ford et Léonid Brejnev signant un communiqué relatif à la limitation des armes nucléaires à Vladivostok le 24/11/1974 © Gerald R. Ford Library / David Hume Kennerly

Mais ils ne peuvent parvenir à leurs fins avec leurs seules compétences nationales : il leur faut bénéficier de transferts technologiques que la réglementation internationale contraint à masquer. La revendication d'un côté, la clandestinité de l'autre : c'est une première contradiction dans le paysage nucléaire.

En voici une seconde. Les Occidentaux imaginent volontiers un monde libéré des armes nucléaires alors qu'en Asie, les arsenaux militaires augmentent au moins au même rythme que la croissance. Sur ce continent couvent bien des feux qui peuvent devenir très dangereux : Inde-Pakistan, péninsule coréenne, mer de Chine, Proche et Moyen Orient évidemment - la bombe iranienne sera un des principaux dossiers internationaux des mois à venir.

L'avenir nucléaire est une énigme. Quant au passé, demeurent bien des questions. Sur la construction du danger nucléaire et, surtout puisque nous sommes toujours en vie, sur son évitement - jusqu'ici.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.