Depuis 1959 et la conclusion d'un traité à Washington, l'Antarctique est doté d'un statut international particulier. Ensuite, d'autres pays sont venus rejoindre les douze premiers signataires, des protocoles additionnels sont venus s'ajouter au texte et la vocation spéciale de l'Antarctique s'est affirmée. C'est un continent-laboratoire pour les climatologues, glaciologues, océanographes et autres physiciens du globe. Et dont l'importance grandit avec l'accélération du changement climatique.

Le Terra Nova, navirede l'explorateur Robert Falcon Scott, en Antarctique en 1912
Le Terra Nova, navirede l'explorateur Robert Falcon Scott, en Antarctique en 1912 © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS

De l'histoire inouïe de l'exploration du sixième continent qui s'est accélérée il y a un peu plus d'un siècle, on peut faire deux lectures. L'une met en avant les compétitions nationales : Amundsen a tiré une légitime fierté d'avoir planté le drapeau norvégien sur le pôle Sud un mois avant le britannique Scott ! L'autre insiste sur la part qu'a toujours prise la coopération internationale dans l'aventure antarctique.

C'est apparemment elle qui l'emporte aujourd'hui. Mais cela ne signifie pas qu'il faille avoir de l'Antarctique une vision seulement "conceptuelle", on peut aussi faire des activités scientifiques qui s'y déroulent une lecture plus politique : l'Antarctique est dans l'histoire et non dans l'utopie.

Photo homepage : Antarctique © Paul Souders/Corbis

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