Quand le 5 février 1517 François Ier donne l’ordre d’aménager un port fortifié en tête de l’estuaire de la Seine, on ne devine pas encore toutes les ressources que réserve le site.

Vue du port du Havre au 18e siècle
Vue du port du Havre au 18e siècle © Getty / DEA / G. DAGLI ORTI

Quand le 5 février 1517, il y a cinq cents ans, François Ier donne l’ordre d’aménager un port fortifié en tête de l’estuaire de la Seine, on ne devine pas encore toutes les ressources que réserve le site choisi, au havre de Grâce. Pareillement, le caractère exceptionnel de la situation, au croisement de plusieurs axes de circulation déterminants, n’apparaîtra que progressivement. Le roi, à dire le vrai, ne connaissait pas si bien les choses de la mer ; dans ses ports, il cherchait les pouvoirs plus que les richesses. Heureusement il y eut les notables, et aussi les gueux du Havre, qui furent toujours prêts à se glisser dans les opportunités qu’offrait le commerce international : les métamorphoses sont dans la nature du Havre.

Les armes de la ville portent le lion normand, les lys de France et aussi une salamandre L’animal fétiche de François Ier, capable de traverser les flammes. La ville n’est plus, en septembre 1944, qu’une table rase. L’Etat redevient le décideur numéro 1 qui pilote la reconstruction d’Auguste Perret et aussi les agrandissements perpétuels du port.

Mais, avec la mondialisation, les impulsions déterminantes ne vont plus venir des acteurs nationaux ou locaux. Le Havre s’est mise avec brio au rythme des conteneurs. Cependant Anvers et Rotterdam vont plus vite. La question de la marginalisation du port est posée. Automne du Havre ? En tout cas, la ville prépare de brillantes festivités pour le cinq centième anniversaire, tout le printemps et l’été qui viennent.

Programmation musicale :Catherine Sauvage "Les amoureux du Havre" (1954)

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