L'exercice de la présidence semestrielle de l'Union européenne revêt maintenant assez peu d'importance. Tout de même, elle pourrait permettre à la Grèce de prendre quelques petites revanches d'amour-propre alors que, depuis la tourmente économique qui l'a emportée, elle a accumulé les humiliations.

La place Omonia à Athènes dans les années 60
La place Omonia à Athènes dans les années 60 © cc / gichristof

Le dernier bon souvenir, à l'international, remonte aux Jeux Olympiques d'Athènes, c'était il y a dix ans maintenant. La Grèce avait pu de nouveau affirmer son antériorité. Elle s'imagine volontiers être le lieu de la naissance de tout. On l'entend encore par exemple utiliser à Bruxelles cet argument curieux : "C'est dans une île grecque que les leaders européens ont échangé leur premier baiser" . Mais primauté n'est pas prédominance ! A Bruxelles encore, le Premier ministre grec désespère, il dit qu'il n'en peut plus de se faire marcher sur les pieds : "Pour danser le tango, il faut être deux" , confie-t-il.

Tant que ce ton peut être utilisé, tout n'est pas encore perdu...

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