La mémoire peut être trompeuse qui ne désigne que deux ports français parmi tous ceux qui participèrent de cette économie.

La mémoire peut être trompeuse qui imagine celle-ci fondée seulement sur le commerce triangulaire.

Première vue du port de Bordeaux prise du côté des Salinières - Horace Vernet - 1758
Première vue du port de Bordeaux prise du côté des Salinières - Horace Vernet - 1758 © domaine public / Musée national de la Marine

Seraient seulement transportés des noirs d'Afrique, de la pacotille, du sucre, du café...Mais les bateaux faisaient aussi des trajets "en droiture" entre les "îles à sucre" et les ports atlantiques. Et le commerce portait alors sur les produits les plus divers issus d'un peu toutes les activités industrieuses.

Les ports constituaient des engrenages essentiels mais c'était l'Europe entière qui était concernée. Et qui, jusque vers 1740, ne s'en formalisait pas vraiment: le commerce des esclaves n'était qu'un négoce parmi d'autres -même pas le tiers des activités de Nantes, beaucoup moins à Bordeaux. Et il était légal.

Et, quand le mouvement de contestation commença à se répandre, les réactions qui se firent jour peuvent être comparées à celles qui s'emparent de nous après l'écroulement du Rana Plaza au Bangladesh: l'émotion d'abord et ensuite la poursuite de nos achats d'objets textiles au meilleur prix.

Ceci, histoire de dire qu'il est facile de juger le passé et moins d'agir sur le présent.

Les liens

Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs

Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage à Nantes

Musée d'Aquitaine

Association Les Anneaux de la Mémoire

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