Jean Jaurès en meeting au Pré-Saint-Gervais contre la loi de 3 ans de service militaire le 25 mai 1913
Jean Jaurès en meeting au Pré-Saint-Gervais contre la loi de 3 ans de service militaire le 25 mai 1913 © domaine public / L'Illustration

Depuis 1905 - une première crise au Maroc et, plus loin, la guerre russo-japonaise, la "mondialisation heureuse" alors à l'oeuvre se sentait comme traversée par l'inquiétude. Cependant, en 1912, les dirigeants européens imaginent encore que les conflits qui éclatent ici, là, ailleurs peuvent être localisés. Et, après l'attentat contre l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie, ils le pensent toujours. On les a qualifiés de "somnambules".Sans doute a-t-il manqué parmi eux des hommes d'état en éveil. Jaurès aurait pu en être sauf qu'il n'accéda jamais aux fonctions supérieures.

Jusqu'au dernier moment, jusqu'au soir du 31 juillet où il fut assassiné, il joua néanmoins son rôle à sa place, en appelant à tous les registres de la raison alors que roulaient les dés de la fureur.

Qu'aurait-il fait après? Les différents camps politiques d'aujourd'hui prétendent nous fournir la réponse. On a même vu tous les candidats à la dernière présidentielle, y compris à l’extrême droite, s'annexer Jaurès. On préfèrera citer De Gaulle: " Sa pensée a toujours été dans le sens de la générosité, dans le sens de l'élévation, dans le sens de la France."

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