Carte de l'Empire romain
Carte de l'Empire romain ©

Au IIème siècle de notre ère, un grec rallié, Aelius Aristide, faisait ainsi l’éloge de Rome : elle tient chaque endroit de deux manières, à partir de son centre mais aussi cité par cité, grâce aux habitants de chacune. Tous convergent comme vers une commune agora, afin que chacun obtienne ce qu’il mérite.

A l’époque de l’Empire, l’agora était en réalité devenue le conseil du Prince : c’est par un souverain chargé de maintenir la paix que passait la mondialisation politique. Parce qu’il s’agit bien d’une première expérience de mondialisation politique. Laquelle est allée de pair depuis la fin de la République avec décloisonnement économique grandissant.

Rome n’aurait jamais connu pareille respiration si un choix très particulier ne l’avait inspirée. On a l’habitude de dire que les Grecs se considéraient comme différents des autres. Il faut bien voir aussi que les Romains étaient différents des Grecs. Ceux-ci considéraient qu’une cité était accomplie lorsqu’elle était bien ronde, refermée sur ses qualités. Les Romains, au contraire, ne jugeaient pas que la barque était pleine. Comme le fait remarque leur empereur, en 48 : « Quelle autre cause perdit les Lacédémoniens et les Athéniens sinon qu’ils écartaient les vaincus en raison de leur condition d’étrangers » ? Et le même empereur Claude d’offrir la possibilité aux Gaulois d’envoyer des représentants au Sénat de Rome !

C’est cette singularité de Rome qui lui a permis d’unifier les diversités et de prendre la tête d’un monde entier.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.