Le cinéma a largement contribué à faire connaitre la Corse au monde. La matière de l’île est si riche… En paysages. En personnages : on se souvient de la série des films d’Abel Gance sur Napoléon.

Tournage en Corse du film d'Antoine Santana tournee à d'Aqua Doria en Corse du Sud avec comme François Berléand
Tournage en Corse du film d'Antoine Santana tournee à d'Aqua Doria en Corse du Sud avec comme François Berléand © Getty / PHOTOPQR/NICE MATIN

Le cinéma a largement contribué à faire connaitre la Corse au monde. La matière de l’île est si riche… En paysages. En personnages : on se souvient de la série des films d’Abel Gance sur Napoléon. 

Ce que les yeux ont vu sur l’écran ne s’oublie pas. Les Corses sont dès le début du XXème siècle très attentifs à ce qui s’y montre de leur île. En 1920, se crée la revue A Muvra – Le mouflon : il s’agit de ne plus être le mouflon enfermé au Jardin des Plantes à Paris : on imagine que le courant régionaliste a produit ses avis mais comptent alors bien davantage ceux des notables et des clans. Dès 1911, la fédération des syndicats d’initiative a intenté un procès à la société Pathé ! En 1920, à Bastia, le docteur Zuccarelli –déjà un Zuccarelli- saisit le syndicat d’initiative – toujours es syndicats d’initiative -du problème du cinéma. Les motifs de mécontentement sont toujours les mêmes : la Corse déborde de beautés et on ne montre que des vendettas et des bandits du maquis dans des scènes qui nous déprécient !

 La Cinémathèque de Corse sauvegarde tout ce qui a pu être tourné en Corse et sur la Corse. C’est incommensurable. Et les polémiques sont, elles aussi, sans fin. Mais les fronts ne sont plus les mêmes. Un  long moment, les films couleur locale tels que les censeurs les avaient espéré ont dominé : Tino Rossi à lui seuil en a tourné trente. Mais, à partir des années 1970, ce sont les jeunes gens en colère qui ne supportaient plus les conventions de représentation de de l’île  qui ont donné le ton. Quelques films témoignent aujourd’hui  d’une nouvelle veine, ainsi ceux de Thierry de Peretti qui abordent de front la vie violente de la Corse.

 L’an passé, une dizaine de tournages ont été accueillis et soutenus par la Collectivité territoriale. Il sera intéressant d’observer comment  les « nationalistes » qui vont  tenir quasi toutes  les manettes au moins jusqu’en 2021 pourront influer sur les images produites de l’île.

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