Au Sénégal, le vieux président Wade veut se redonner une jeunesse en se transfusant le sang des combattants africains.

 Tirailleurs sénégalais à l'instruction dans un camp d'entraînement dans les colonies françaises en Afrique - 4 décembre 1939
Tirailleurs sénégalais à l'instruction dans un camp d'entraînement dans les colonies françaises en Afrique - 4 décembre 1939 © AFP

Rediffusion de l'émission du 13/01/2012

Journée du Tirailleur, Place du Tirailleur... Au Sénégal, le vieux président Wade veut se redonner une jeunesse en se transfusant le sang des combattants africains.

Combattants qui, sous les couleurs françaises, participèrent à la campagne de mai-juin 40, aux opérations d'Afrique, à la libération du pays de la Provence jusqu'aux Vosges mais dont la démobilisation en 44 se fit souvent dans la douleur. Et même, à Thiaroye, dans la révolte.

Thiaroye, faubourg de Dakar devenu un symbole de l'humiliation d'hommes qui, soldats indispensables, ayant versé le même sang, aspiraient aux mêmes droits et se retrouvaient à la portion congrue.

Tout au long de leur histoire, les tirailleurs ont suscité l'admiration voire l'attirance sans dissiper complètement la méfiance. Ils ont été plus souvent qu'à leur tour des agents de l'expansion coloniale, des "dogues noirs de l'Empire", disait Senghor qui fut l'un des leurs. Revenus au pays après la fin de la guerre, écoutés, respectés dans les villages, ils sont souvent devenus des agents de l'indépendance. Mais celle-ci acquise, leurs pensions furent cristallisées, autrement dit: gelées : beaucoup finirent enfermés dans le rôle de demi-soldes, de victimes.

Au fond, les tirailleurs n'ont jamais eu, ni en France ni en Afrique, le contrôle de leur image qui est devenue, d'un côté comme de l'autre, un enjeu féroce de mémoire. Heureusement, le travail des historiens les concernant avance à grands pas...

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