Les drapeaux tricolores ont créé un peu de mouvement dans la campagne présidentielle. Innombrables dans tous les rassemblements en plein air, ils ont fourni aux télévisions de bien belles images.

Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge
Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge © Musée Carnavalet / Musée Carnavalet

D'habitude, quand ils apparaissent, immobiles et figés devant les caméras du studio de l’Elysée, ils ont été accommodés, le blanc a été rétréci pour qu'aucune des trois couleurs ne l'emporte. Mais là, l'élection donnait matière à jouer. Jean-Luc Mélenchon veillait à mettre le rouge bien avant le blanc. François Hollande, à Bercy, tenait d'une main le drapeau tricolore et de l'autre le drapeau européen. Et au Trocadéro, Nicolas Sarkozy recommandait: "Posez le drapeau rouge, qui a été l'étendard de tant de tyrannies dans le monde" . On aura compris que le drapeau n'adoucit pas nécessairement la confrontation mais il présente, entre autres avantages, celui de lui fournir des termes rituels.

Mais au fait, quel a été le parcours de ce drapeau tricolore qui figure dans la Constitution dès l'article 2, qui est l'emblème par excellence d'un pays qui n'a pas d'armoiries ? Comment a-t-il fini par être arrimé de si près au quai de la République ?

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