"N'inscrivez pas votre nom sur les murs de votre cellule, vous serez condamné à revenir l'effacer" . C'est un vieux dicton du bagne que connaît la Garde des Sceaux, élue de Guyane. Et récemment, un détenu lui a lancé: "Nous entrons en prison avec un DEUG de cambriolage, nous en sortons avec un doctorat de criminologie internationale" .

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Prison © Fotolia

La conférence de consensus sur la récidive qu'a choisi de réunir la Garde des Sceaux entend cette sagesse populaire mais considère d'abord les chiffres. Près de 67000 personnes sous écrou et détenues : un record pour la France. 103 personnes sur 100000 sous écrou : un pourcentage médian au regard des autres pays d'Europe occidentale.

Si la conférence est dite "de consensus", c'est qu’en se consacrant d'abord à ces chiffres et à bien d'autres qui forment des séries interprétables, elle espère dépasser les postulats idéologiques.

Ainsi rien n'oblige à admettre qu'"à l'horizon 2017, il y aura96100détenus environ dans notre pays" . C'était l'hypothèse du prédécesseur de Christiane Taubira. C'était un choix politique. Il peut y en avoir d'autres.

La prison demeurera une nécessité pour la République mais la sécurité de tous passe aussi par d'autres types de sanction pénale.

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Arpenter Le champ Pénal Lettre d’information sur les questions pénales et criminologiques dirigée par Pierre Victor Tournier.

Site du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) est une autorité administrative indépendante créée par la loi du 30 octobre 2007.Le CGLPL rassemble aujourd’hui une équipe d’une trentaine contrôleurs nommés par le Contrôleur général dont près des deux tiers à temps plein et les autres à temps partiel, venus d’horizons professionnels très variés.Chaque contrôleur apporte son expertise et sa connaissance des lieux de privation de liberté dont on estime aujourd’hui le nombre en France entre 5 000 et 6 000 regroupant notamment les prisons, les hôpitaux psychiatriques, les centres et locaux de rétention administrative, les zones d’attente, les centres éducatifs fermés, les locaux de garde à vue, les dépôts des tribunaux...

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