Charles Maurras
Charles Maurras © juanfernandez.2006 / juanfernandez.2006

C'étaient des royalistes qui détestaient en bloc 1789 et 1793 mais qui, à leurs débuts du moins, ne rechignaient pas devant l'alliance avec les révolutionnaires.

C'étaient des adversaires irréconciliables de la République du parti radical mais ils étaient des radicaux au sens premier du mot : le radical, c'est celui qui va aux racines et, pour eux, les racines de la France étaient capétiennes.

Pas de doctrine sans action. Mais plus qu'un parti structuré, c'était un mouvement : avec ses Camelots du roi et leurs cannes plombées, il tint longtemps le Quartier latin, depuis la Sorbonne jusqu'au café de Flore.

Pas d'action sans doctrine. Plus qu'un mouvement, c'était une école où se relayèrent des générations d'intellectuels, persuadés de mener, face aux étrangers de toute nature, le combat de l'intelligence française.

Après la victoire de l'eternel ennemi allemand, la chanson de geste s'acheva au son de "Maréchal nous voilà". Le soutien de ses dirigeants à Vichy brisa l'héritage de l'Action française et la vieillesse de son inspirateur, Charles Maurras, fut un naufrage.

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