La cité antique de Palmyre
La cité antique de Palmyre © MaxPPP / Peter Rayner/ZUMAPRESS.com/MAXPPP

C’était un port dans le désert où les négociants accompagnaient à cheval les caravanes porteuses des produits rares dont étaient friands les riches romains.

C’était une colonie de l’Empire mais qui ne ressemblait pas exactement aux autres. Elle se situait délibérément aux confins, continuant d’utiliser, jusque dans les inscriptions officielles, sa langue qui était l’araméen et qu’elle rédigeait avec son écriture : le palmyrénien.

Dès le milieu du XVIIIe siècle, bien avant que Champollion ne lève le mystère des hiéroglyphes, l’abbé Barthélemy avait déchiffré le palmyrénien. Le champ des inscriptions à exploiter étant immense, la ville bénéficie d’une documentation exceptionnelle. Dès la redécouverte du site, les ruines monumentales ont aussi très fortement impressionné. La première peinture panoramique qui tente de les représenter, à Amsterdam, date de 1693.

Les poètes renchérissent. Hölderlin, très jeune, dans sa petite ville allemande de Tübingen, rêve des forêts de colonnes dans la plaine du désert.

Sans doute, avec Pompéi et Ephèse, est-ce le site qui a fasciné le plus l’Occident. Ce que Daech n’ignorait pas.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.